Election du maire de Covè : Les organisations de la société civile donnent un ultimatum au préfet
Dans une déclaration datée de ce mardi et adressée au préfet des départements du Zou et des Collines, le cadre de concertation des organisations de la société civile de Covè exige la tenue du conseil communal et l’élection du maire de cette commune. Selon le cadre de concertation des organisations de la société civile de Covè, le préfet des départements du Zou et des Collines devrait rapidement installer les nouveaux élus afin de permettre à la commune de reprendre sa vie administrative normale.Ainsi, en plus du maire, ses deux adjoints de même que les chefs d’arrondissement doivent être élus. Cette instance fait remarquer que conformément à l’article 20 de la loi n° 2007 – 28 fixant les règles particulières applicables aux élections des membres des conseils communaux en République du Bénin, la reprise des élections du maire, de ses adjoints et des chefs d’arrondissement devrait avoir lieu dans les quinze jours après notification de l’arrêt de la Cour. En effet, rappelle-t-on, le 18 mars dernier, par arrêt n° 116, la Cour Suprême avait annulé l’élection du maire, de ses adjoints et des chefs d’arrondissement de la commune de Covè. Aussi, ont-ils invité le préfet à « faire preuve d’impartialité, de sagesse et à respecter la légalité en ce qui concerne la situation qui prévaut actuellement à Covè. » Ils avertissent qu’il sera seul tenu responsable des déconvenues qui découleraient d’une dégradation de la situation. Une seule date est, à leurs yeux, importante. Celle du 1er juin ; une date dont, selon eux, le préfet devrait tenir compte pour que la situation redevienne normale à Covè. Les organisations de la société civile de Covè se fondent sur les événements du mercredi 20 mai dernier à Covè. Alors que tout le monde s’attendait, se plaignent-elles, qu’une vie administrative normale reprenne droit de cité avec l’élection de l’exécutif local, le conseil communal a été suspendu par le préfet pour des raisons obscures. Le dispositif sécuritaire déployé sur le terrain ne favorisant aucun acte de sabotage et de vandalisme, « elles rejettent en bloc les accusations portées contre les paisibles populations de la commune de Covè ».
Francis-Hervé Sanoussi
Journal AUBE NOUVELLE 27/05/09
Publicité