Réaction du ministre Takpara sur la télévision nationale :« La paie...

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Réaction du ministre Takpara sur la télévision nationale :« La paie avait déjà commencé avant la marche »
Après la marche des ténors de l’Union fait la Nation, le ministre Issifou Takpara, de la Santé, était l’invité du journal de 20 heures sur la télévision nationale. Lire sa réaction

Votre réaction par rapport à la marche ?
La marche de l’opposition n’est qu’un jeu de démocratie parce que les problèmes des paramédicaux qu’ils soulèvent, s’étaient posés depuis février 2009. Et le président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement, le Docteur Yayi Boni avait donné des assurances fermes par deux fois aux paramédicaux qu’il allait résoudre les problèmes. Et il a mis sur pieds une commission de travail dirigée par son conseiller spécial à la politique, le Professeur Amos Elègbè, avec le ministre des Finances et moi-même. Et nous avons travaillé avec diligence. Je rappelle que les négociations entre Syndicats et gouvernement, commencées en 2006 n’ont pas encore abouti et que le problème que le chef de l’Etat a pris en charge a été réglé en deux mois. Donc, le président de la République avait donné des consignes fermes et commencé la paie au moment où il a vu les résultats de la commission. Donc, c’est ce qui a été fait.

Mais visiblement vous semblez avoir mis assez de temps pour régler ce problème ?

Soyons quand même honnête envers nous-mêmes. Il est bien vrai que la politique au Bénin, c’est marcher sur les œufs sans les casser. Sinon la grève a duré deux mois. Mais pourquoi attendre deux mois avant de manifester ?

Mais justement pourquoi attendre la veille de la marche des opposants ?

Nous, nous avons suivi une chronologie, un programme de négociation.

Mais quelle était la valeur de cette chronologie par rapport à la vie des concitoyens qui étaient en difficulté ?

Mais n’oubliez pas que la paie avait commencé. Donc, on n’a pas attendu la veille de la marche. Si on n’avait pas payé avant, vous allez dire que c’est la marche qui a déclenché. La paie a débuté, mais il se trouvait que le nombre des gens à payer ne correspondait pas à la liste « alpha » du ministère de la santé. A partir de ce moment, le ministre des Finances dit, « je paie sur tel critère ». Si je n’ai pas une liste « alpha » et que je paie à des individus qui ne sont pas enregistrés, c’est les mêmes qui diront que l’argent a été détourné. Donc, il fallait faire le tri entre les agents permanent de l’Etat et les contractuels. Maintenant, il y a une commission qui devait siéger pour le redressement des mesures sociales au Pip et tous ceux-là, quand ils auront leur liste « alpha », ils seront payés. Pour nous la paie avait déjà commencé et il fallait que cela soit clair au niveau de la déontologie fiscale. Ce matin de la marche, l’honorable Sacca Fikara est venu me demander où ils veulent que je reçoive leur motion. Je leur ai dit leur terrain est le mien.

Cela veut dire quoi ?

Ça veut dire qu’il me demandait de recevoir en dehors de la clôture du ministère soit devant le perron du ministère. Je leur ai dit leur choix est le mien. Ils ont dit, nous venons vers vous au perron du ministère. On les a attendus. Donc, nous avons fait un cordon de sécurité et les premiers députés sont venus me saluer et je les ai salués. Et quand la foule surexcitée était arrivée, nous avons mis un cordon de sécurité et je leur ai dit d’avancer à l’intérieur du cordon de sécurité. Ils ont dit non et se sont retirés du cordon de sécurité pour aller dans la masse. Moi, j’étais là, Je les attendais. Je suis sorti. Donc, il faut que cela soit clair. Le ministre de la santé est sorti et les a accueillis, ils ont refusé d’aller vers le ministre de la santé. Moi, je ne suis pas un simple individu ; mais là en fonction, je représente le chef de l’Etat, je représente l’Etat. Donc, il était normal qu’ils avancent pour lire leur motion. Donc, faudrait pas qu’on dise que le ministre Takpara n’est pas sorti. Nous, on est sorti.

Quelle est aujourd’hui la situation au niveau des centres de santé publique

A l’heure actuelle les régies ont reçu des fonds près de 1 milliard 400 millions, pour payer ceux qui doivent être payés. Je suis certain que d’ici samedi tout sera réglé. Je ne pense pas qu’il y ait encore de situation.

Visiblement il y a malaise dans le secteur de la santé malgré les états généraux de la santé. On n’est pas parvenu à crever véritablement l’abcès ?

Dans quel pays du monde il n’y a pas problème ? 800 personnes se sont réunies pour dire ce qu’il faut faire et c’est cela que nous appliquons depuis 2007. Il y a eu un certain nombre de mesures qui ont été prises. Je prends la gratuité de la césarienne, ça fait partie des revendications des états généraux que le chef de l’Etat lui-même a mise en application.

Comment faire pour qu’à l’avenir ces mouvements de débrayage ne se répètent plus ?

La sortie de crise, la première phase est réglée. C’est une négociation entre le gouvernement et les Syndicats qui est en cours. Le syndicaliste est lié à sa base.

Est-ce que vous pourrez rassurer nos compatriotes qu’ils peuvent aller dans les centres de santé pour se faire soigner sans difficulté ?

J’ai la liste des 41 centres de santé qui sont fonctionnels et qui font réellement le travail. Tout est réglé à ce niveau.

Propos recueillis et transcrits par Jacques Boco
Journal LE MATINAL 29/05/09
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Publié dans Politique nationale

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