Union pour la nation: La preuve que le peuple se réconcilie avec lui-même
Au-delà des considérations politiques, l’Union fait la nation (Un) est l’expression d’un Bénin uni du nord au sud et de l’est à l’ouest. C’est dire que le peuple, à travers Me Houngbédji de l’Ouémé, Séfou Fagbohoun du Plateau, Léhady Soglo du Zou, Bruno Amoussou du Mono-Couffo, Lazare Sèhouèto du Zou, Issa Salifou, Ari Fari Bako, Wallis Zoumarou et consorts des quatre départements du nord et de partout, est véritablement un et se réconcilie avec l’histoire. Il a été toujours dit dans ce pays que ceux du Zou et de l’Ouémé ne peuvent jamais se mettre ensemble pour défendre un idéal, sous prétexte que les rois Toffa et Béhanzin se sont affrontés, alors que pendant cette période ces deux personnalités ont eu de très bonnes relations, malgré cette fausse note. Le colonisateur avait exploité ces données pour diviser les Dahoméens en son temps. Elles sont utilisées à des fins politiciennes pour diviser davantage les Béninois, alors que les réalités ne sont plus les mêmes aujourd’hui. Pour preuve, les ténors de l’Union fait la nation se sont combattus par le passé et continuent de traîner les séquelles de leur autodestruction. Ils ont pris la résolution de faire table rase du passé pour construire l’avenir, comme il a été question à la conférence nationale de février 1990 qui a sauvé le Bénin du déluge. Quand on voit Léhady Soglo, Me Adrien Houngbédji et Lazare Sèhouéto se tenir par la main, il y a de quoi louer Dieu, parce qu’il est tant que Ouémènou et fils du Zou se comprennent pour le développement de la nation. Les Béninois étaient aussi très contents de voir Séfou Fagbohoun, Kolawolé Idji, Léhady Soglo ensemble. L’histoire a été exploitée pour les éparpiller. Bruno Amoussou du Couffo marche avec ceux du Zou, de l’Ouémé, du Nord et centre. C’était également une image mémorable. L’Union fait la nation est une initiative louable pour le développement de ce pays. Les fils et filles du Bénin comprennent aisément que c’est cette unité qui pourra les sauver des dérives du Changement. C’est comme si de leur tombe, Béhanzin, Toffa, Bio Guéra et consorts sont inquiets de la situation actuelle pour barrer la voie à la dérive qu’ils avaient combattue de leur vivant.Wilfrid Babatoundé
Journal 24 HEURES AU BENIN 03/06/09
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