Contrôle de la gestion du Changement: L’opposition non déclarée se réveille
L’opposition non déclarée est dès à présent, véritablement décidée à contrôler la gestion du président Boni Yayi. Les faits et gestes de ce dernier sont minutieusement surveillés.La récréation est terminée. C’est qui ressort du réveil total de l’opposition béninoise à deux ans des élections générales de 2011. Me Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Séfou Fagbohoun, Léhady Soglo, Sacca Fikara, Issa Salifou et consorts, après avoir pris du recul pour mieux déceler les dérives de la politique du Changement, ont décidé d’aller au front contre le pouvoir en place qui se croyait seul maître à bord, parce qu’il était pratiquement seul sur l’aire de jeu. En décidant de mettre à nu les tares du système actuel, les caciques de l’Union fait la nation (Un) ont pris la ferme résolution de répondre aux ambitions du peuple béninois. Ils dénoncent la mauvaise gouvernance actuelle caractérisée par la gestion hasardeuse des sociétés d’Etat. Il y a l’affaire des 50 milliards de francs Cfadilapidés à la Société nationale de promotion agricole (Sonapra). Ce dossier continue de faire des vagues. Dans le même temps, l’opinion publique est en train de décrier la prochaine privatisation à la limite illégitime de la Société béninoise de manutention portuaire (Sonapra). Tous ces dossiers sont dans les mains de l’opposition. Il y a encore des commissions d’enquête parlementaire sur la gestion des fonds de l’escorte des véhicules d’occasion ayant servi de financements de micro-crédits aux femmes les plus pauvres. Dans plusieurs secteurs d’activités, le pouvoir du président Boni Yayi est contrôlé. Ce qui fait que des troublantes révélations sont en vue. Elles vont permettre au peuple béninois de savoir que la bonne gouvernance incarnée par l’ancien président de la Banque Ouest-Africaine n’est qu’un simple slogan de campagne. Aujourd’hui, le Chef de l’Etat a perdu le sommeil, car tout le monde a ouvert les yeux. C’est ce que le peuple voulait des caciques du camp anti-yayi. L’essentiel est de maintenir le cap jusqu’en 2011.
Wilfrid Babatoundé
Journal 24 HEURES AU BENIN 05/06/09
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