Crise à African Investment Bank (Aib): Les proches de Boni Yayi sont-ils au cœur de la manœuvre ?

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Le dossier African Investment Bank (Aib) est en passe de devenir le plus grand scandale sous le Changement à cause de la volonté manifeste de certains proches collaborateurs du Chef de l’Etat qui passent par tous les moyens pour chasser du conseil d’administration, les promoteurs nationaux de cette banque afin de s’offrir leurs actions. Un véritable scandale à l’analyse des multiples procès de distraction en cours devant les tribunaux. Ainsi, par courrier en date du 17 mars 2009, douze députés ont adressé au gouvernement une question orale avec débats sur l’intervention de l’Etat dans la gestion de cette banque. Lire l’intégralité de la question orale avec débats.

QUESTION ORALE AVEC DEBATS AU GOUVERNEMENT

A/S interventions de l’Etat dans la gestion d’une Banque privée (AIB)

Depuis quelques moments, des informations font état d’un malaise de plus en plus persistant au niveau de African Investiment Bank (AIB), première banque privée d’investissement de l’espace UEMOA installée à Cotonou sur l’initiative de deux compatriotes béninois et un américain d’origine nigériane. D’après ces informations, Monsieur Constant ZEZE, de nationalité centrafricaine, associé à Monsieur Marcelin ZHUI, Directeur Général de la Caisse Nationale d’Epargne de Côte-d’Ivoire, actionnaire majoritaire de la LOYALE ASSURANCE de Côte-d’Ivoire met tout en œuvre pour prendre le contrôle de l’AIB en éjectant purement et simplement ses fondateurs. Ils auraient bénéficié de l’active complicité de Marcel de SOUZA, ex-Directeur National de la BCEAO, ami de Monsieur Constant ZEZE. Après la sanction prononcée à Niamey par la commission bancaire de l’UEMOA, Madame Liliane ZEZE, belle-sœur de Monsieur Marcel de SOUZA aurait été nommée Directrice par intérim de AIB par un arrêté de monsieur le ministre des Finances. Face à cet état de chose, les Députés soussignés demandent au Gouvernement de fournir à la représentation nationale les informations ci-après :

1) Qui sont les fondateurs de AIB et qui en sont les actionnaires ?

2) Par rapport à la sanction prononcée contre les fondateurs de AIB, quels sont les motifs de leur déchéance ? La procédure a-t-elle été respectée ? Le principe universel du contradictoire en matière disciplinaire a-t-il été observé pour garantir les droits de la défense tout au long du processus ?

3) Le retrait de l’Agrément étant prononcé contre AIB après deux exercices d’activités, n’existe-t-il pas une gradation des sanctions ? Le gouvernement béninois trouve lui-même que la sanction est trop lourd et aurait formulé un recours. Quel est le contenu dudit recours adressé au nom de l’Etat par le ministre des Finances ?

4) Pourquoi avoir choisi ZEZE Liliane comme Directrice par intérim vu sa situation matrimoniale avec ZEZE Constant, PDG de STRATEGIE ET GOUVERNANCE en relation d’affaire avec LA LOYALE ASSURANCE qui discute AIB avec ses fondateurs d’une part, entendu qu’elle était Directrice Adjointe de AIB et ne peut être dissociée de la gestion calamiteuse de l’ancien Directeur Général Monsieur RABET Charles, sanctionné par la commission bancaire d’autre part ?

5) Que reste-il du mandat présidentiel désignant les fondateurs de l’AIB comme mandataires de l’Etat, lorsque le ministre des Finances, arguant de ce que les mesures prises procèdent des fonctions régaliennes de l’Etat, prend des mesures, semble-t-il, sans consultation des fondateurs et des organes légaux de AIB ?

6) AIB est-elle encore viable ? Si oui, que faire pour qu’elle ne soit pas accaparée par des groupes étrangers au détriment des nationaux cofondateurs et actionnaires ?

7) Est-ce que nous ne nous acheminons pas vers une situation similaire à celle de PADME avec un chapelet de procès en vue ?

8) Comment faire pour que les fondateurs de AIB qui pensent que cette banque, source de convoitise ne leur soit pas arrachée par l’atteinte à leur intégrité morale, judiciaire et physique ?

Nous invitons le gouvernement à produire pour chaque réponse des pièces justificatives écrites ou tout document y tenant lieu.

Porto-Novo, le 17 Mars 2009

Journal 24 HEURES AU BENIN  05/06/09
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Publié dans Politique nationale

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