Insécurité sous le Changement: Me Marie Elise Gbèdo menacée de mort
L’avocate, politicienne et défenseur des droits de l’Homme, Me Marie Elise Gbèdo, est aujourd’hui menacée de mort. Son domicile a été envahi par des personnes non encore identifiées la semaine écoulée qui ont décidé de revenir pour lui faire la peau.La femme des droits, Me Marie Elise Gbèdo, est sur la sellette à l’ère du Changement. La semaine écoulée, des individus non identifiés habillés en noir à bord d’un véhicule 4x4 noir non immatriculé ont débarqué à son domicile à Godomey. Ils ont intimé l’ordre aux gardiens et à toute la maisonnée de quitter les lieux, car la prochaine fois, le pire leur sera inévitable. Quant à Me Gbèdo absente à son domicile au moment de ce forfait, les malfaiteurs lui ont laissé un message. Ils ont affirmé leur volonté d’attenter à sa vie. Prise de panique, elle est allée sur une chaîne de radio de la place pour alerter l’opinion publique nationale et internationale. Elle a fait comprendre qu’elle n’est plus en sécurité dans son pays. A cet effet, Me Elise Gbèdo a rappelé qu’elle avait failli être abattue à son domicile, il y a quelques années. Mais aujourd’hui, la situation s’est aggravée, surtout que tout le temps, elle reçoit des menaces de morts parce qu’elle attaque le gouvernement. Ce genre de menaces de mort qui pèse sur cette dame de fer très acerbe dans ses déclarations contre le régime du Changement ne date pas d’aujourd’hui. D’autres opposants ne dorment plus sur leurs lauriers. Des députés du G13 tels que Valentin Houdé, Issa Salifou, Sacca Fikara sont menacés régulièrement de mort. Même la sécurité de Me Adrien Houngbédji, ancien président de l’Assemblée nationale et candidat au second tour de la dernière élection présidentielle de 2006, n’est pas assurée.
Face à cette situation très préoccupante, plusieurs Béninois se posent des questions. La démocratie est-elle déjà enterrée ? Les opposants n’ont-ils plus droit de vie dans ce pays ? Le Changement est-il synonyme du règne de l’Etat policier ? D’une manière ou d’une autre, le pays est en danger. Tout cela doit préoccuper les organisations de la Société civile, la communauté internationale, les partis politiques et tous les démocrates. Ils doivent se mobiliser pour arrêter la marche du Bénin vers l’autocratie hitlérienne que le pouvoir du président Boni Yayi est en train d’instaurer lentement mais sûrement.
Wilfrid Babatoundé
Journal 24 HEURES AU BENIN 08/06/09
Publicité