Le gouvernement et la saignée des primes

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Dans son agenda pour un Bénin émergent, les secteurs de l’éducation et de la santé ainsi que la lutte pour la réduction de la pauvreté sont inscrits comme des leviers sur lesquels le gouvernement du changement veut bâtir, entre autre autres, le développement du Bénin. En trois ans de gestion du pouvoir d’Etat, d’importantes actions menées sur la base d’une volonté politique inébranlable ont aujourd’hui changé radicalement les secteurs supra évoqués. Au titre de ces actions fortes, le régime en place ne s’est pas arrêté à la seule gratuité de l’enseignement de base (maternel et primaire) et à celle de l’inscription pour les étudiants non boursiers des universités publiques, il s’est donné un point d’honneur en prêtant une oreille attentive aux doléances des travailleurs et en s’employant à satisfaire celles-ci dans leur large majorité. Aujourd’hui, les conditions de vie et de travail des enseignants ont connu une amélioration notable. En témoigne la relative accalmie qui a caractérisé l’année scolaire qui s’achève. De sources officielles, depuis le 06 avril 2006 à ce jour, d’énormes efforts ont été consentis par le gouvernement au profit du secteur de la santé sous forme de relèvement de la masse salariale, de subventions d’achat d’équipements techniques médicaux, de constructions d’infrastructures sanitaires évalués à environ 203 milliards de Franc Cfa. En dépit de ces actions d’envergure, il apparaît aujourd’hui que ce secteur reste constamment un buisson ardent qui appelle du gouvernement des mesures hardies pour remettre au travail les agents qui font depuis plusieurs mois de la grève un sport national. Cerise sur le gâteau, c’est une affaire de primes et non de salaire qui justifierait ces débrayages illimités. En réalité, ce sont des primes par lesquelles l’exécutif s’est fait piéger et qui sont devenues un os dans sa gorge. L’incidence financière de celles-ci est faramineuse et constitue une saignée pour le budget national en ces périodes de crises financière et économique marquées ici chez nous par la baisse drastique des recettes de l’Etat. Face à une situation extrêmement délicate et qui pourrait se révéler comme une bombe si elle n’est pas gérée avec minutie, le dialogue responsable reste la seule voie du salut.

Bernadin MONGADJI
Journal AUBE NOUVELLE 11/06/09
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Publié dans Politique nationale

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