PRÉSIDENTIELLE 2011: Du soutien pour susciter la candidature de Bio Tchané

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

L’annonce de la probable candidature à l’élection présidentielle de 2011 de l’actuel président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), Abdoulaye Bio Tchané, par le parlementaire Wallis Zoumarou, hier dimanche, pourrait modifier le paysage politique et donner un coup d’accélération à la pré campagne électorale déjà jugée précoce.
Sur l’émission « zone Franche » de canal 3 hier, on se croirait en pleine campagne électorale. Le député Wallis Zoumarou, qui avait démissionné récemment des Fcbe, a annoncé pour qui penche son choix pour la présidentielle. Son candidat à l’élection présidentielle de 2011 est Abdoulaye Bio Tchané. Il s’est engagé à se battre pour qu’il se présente contre vents et marées. Selon le parlementaire, l’actuel président de la Boad a l’étoffe et l’expérience requise pour briguer valablement la magistrature suprême dans deux ans. Il a rappelé qu’il fut cadre compétent de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), ancien ministre des Finances et directeur régional Afrique du Fonds monétaire international (Fmi) avec sous sa juridiction une quarantaine de pays. Pour mieux positionner son candidat, Wallis Zoumarou soutient qu’il est l’objet de harcèlement de la part du régime. Des démarches seraient menées en vain au niveau de la sous-région pour amener les chefs d’Etat à faire pression sur l’intéréssé afin qu’il renonce à toute initiative allant dans ce sens. En outre, des menaces à peine voilées seraient proférées contre sa personne. Au sommet de l’Etat, on aurait même indiqué à Abdoulaye Bio Tchané ne plus être en mesure d’assurer sa sécurité.
Selon M. Zoumarou, certaines têtes couronnées seraient impliquées dans ce mouvement pour susciter la candidature de Bio Tchané pour lequel cerains jeunes seraient déjà mobilisés dans certaines localités du pays. La sortie médiatique du député pourrait susciter des réactions aussi bien au niveau du pouvoir que de l’opposition. En effet, faute de sérénité et de manque de maîtrise de soi, le pouvoir pourrait être porté à multiplier des intiatives pour contrer le mouvement ; ce qui pourrait avoir pour effet de renforcer le mouvement et d’accroître la popularité de l’intéressé. Les tenants du mouvement n’attendraient que ce type de réaction pour motiver l’intéressé à « aller au charbon ». Au niveau de la mouvance parlementaire, l’on serait attentif à tous les gestes du pouvoir. Les réactions au sein de l’institution parlementaire seront particulièrement suivies et surveillées.

Apollinaire KOUTON
Journal L'AUTRE QUOTIDIEN 04/05/09
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