Passation de service au ministère de l’économie et des Finances: Koupaki passe le témoin à Idriss Daouda
Le ministre d’Etat Pascal I. Koupaki et le ministre de l’Economie et des Finances entrant Idriss L. Daouda, ont procédé à la cérémonie de a passation de service le jeudi 18 juin dernier. Ladite cérémonie s’est déroulée dans les locaux dudit ministère et ce, en présence d’un parterre d’invités et de personnalités.
Idriss L. Daouda est désormais établi dans sa nouvelle fonction de ministre des Finances et de l’économie. C’était au cours d’une cérémonie de passation de service qui s’est déroulée entre lui et le ministre intérimaire Pascal I. Koupaki. Ladite cérémonie a drainé un monde impressionnant de personnalités, des cadres du ministère des Finances, des parents et amis du nouveau ministre. A cette occasion, le ministre d’Etat ayant assuré l’intérim du ministère des Finances pendant une semaine, Pascal I. Koupaki a dressé un parcours professionnel élogieux de son nouvel homologue. « Je ne pense pas me tromper en disant que le chef de l’Etat, le docteur Boni Yayi a fait appel à un homme d’expérience, avisé dans les questions économiques, budgétaires, financières et monétaires. La conjoncture économique et financière que traverse notre pays, qui doit gérer les effets de la crise économique internationale, appelle des responsabilités nouvelles face aux nouveaux défis dans le domaine des Finances publiques, de la rigueur budgétaire, de la promotion du secteur privé, du partenariat public-privé, de la maîtrise des coûts économiques. Ce qui vous attend donc, c’est l’accomplissement du devoir et l’exercice de responsabilité dans un contexte économique international morose. Je suis sûr que vous pariez, comme moi, que le gouvernement retournera la conjoncture, avec l’administration publique et le secteur privé. », a-t-il déclaré. Convaincu du fait que le ministre entrant des Finances, Idriss L. Daouda connaît les défis et maîtrise à la fois les enjeux, le ministre d’Etat n’a pas manqué de rappeler à ce dernier la vision du chef de l’Etat qui est celle de l’émergence économique, par étapes d’ici à 2025. « Je sais que vous partagez cette vision. La méthode, vous l’avez. Je sais que vous affectionnez une phrase qui montre votre souci de l’efficacité et de l’organisation : le diable est dans le détail », a-t-il poursuivi. Pour finir, Pascal I. Koupaki a partagé avec l’assistance une leçon qu’il a tirée de l’observation des faits économiques, sociaux et politiques de ces trois années dans notre pays. Pour lui, « lorsque la foi et l’espérance ne sont pas au cœur de nos actions quotidiennes, nous manquons l’appel au devoir et le chemin de l’épanouissement collectif ». Il a toutefois souhaité ces meilleurs vœux de réussite au ministre des Finances entrant Idriss L. Daouda. De son côté, le nouvel argentier national, a d’abord adressé une prière à Dieu afin qu’il lui donne la force nécessaire pour mériter cette confiance que le premier magistrat de la nation a placée en lui. « Je suis comme Louis Amstrong que le ‘’titre et le rang ne confèrent ni privilège, ni pouvoir ; ils imposent des responsabilités’’ », a-t-il ajouté. Tout en énumérant ces actions qui viseront entre autres l’amélioration des performances des régies financières, la mise en place effective du guichet unique, la limitation au strict minimum nécessaire des mesures exceptionnelles d’exécution des dépenses publiques, l’amélioration de la gestion informatique des dépenses publiques et la poursuite de l’appui à la gestion axée sur les résultats, il a invité ses nouveaux collaborateurs du ministère des Finances à un engagement personnel et résolu afin que les objectifs fixés soient atteints. Il a terminé ses propos avec une citation du philosophe danois Seren Kierkegaard qui dit ceci : « Ce n’est pas le chemin qui est difficile, c’est le difficile qui est le chemin ».
Juliette B. CHECONY
Journal 24 HEURES AU BENIN 19/06/09