Prise de service par coup de force :Trois élus Fcbe vidés de la mairie de Porto-Novo hier

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

La mairie de Porto-Novo a failli hier, mercredi 24 juin 2009 basculer dans la violence. Alors qu’ils tentaient de forcer leur installation par le maire Moukaram Océni, trois conseillers de la mouvance présidentielle dont la Cour suprême a déjà validé les sièges, ont été chassés de l’hôtel de ville de Porto-Novo.
Les trois conseillers Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui tentaient hier de forcer leur installation n’ont pas eu gain de cause. La situation a plutôt mal tourné et ils ont dû user d’une certaine sagesse pour ne pas se tirer des ennuis. En effet, selon une dernière décision des sages de la Cour suprême, le Parti du renouveau démocratique (Prd) perd trois sièges au profit des Sieurs Bernard Medétonnou, Pierre Avocègan dit ’’Panthère’’ et Mahoumoud Agata des Fcbe. Mais ces trois conseillers n’ont pu siéger jusque là. Parce que, dit-on, le maire Moukaram Océni ne les a pas invités pour la cérémonie. Pourtant, ils avaient forcé un certain nombre de fois la programmation de cette cérémonie en vain. Le préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau François Houessou a également intercédé pour eux sans une suite favorable. Joint hier, le maire Moukaram Océni qui a cité plusieurs dispositions des lois sur la décentralisation affirme n’avoir pas eu de décision émanant de la Cour suprême sur leur cas. Mieux, il ajoute qu’aucune décision du genre ne pouvait intervenir si à l’avance la Cour suprême n’avait pas informé les conseillers dont les sièges doivent être invalidés. Pour Moukaram Océni, c’est tout un processus qui aboutit à l’invalidation de sièges. La Cour est tenue de demander aux parties en conflit de lui faire parvenir des preuves de leur bonne élection. Parfois, il arrive que les parties soient convoquées pour donner de vives voix certaines précisions aux sages de la haute juridiction. Autant de démarches qui n’ont pas été respectées et un beau matin, l’autorité de tutelle envoie un message au maire Moukaram Océni pour l’obliger à faire remplacer trois de ses conseillers par d’autres. Ainsi, en l’absence d’une décision émanant de la Cour suprême, lui, Moukaram Océni a choisi de ne pas tenir compte de tout ce qui précède. Et après avoir longuement attendu, les trois élus Fcbe ont décidé de perturber l’ouverture de la session ordinaire d’hier avec le soutien de plusieurs de leurs camarades de la mouvance pour se donner raison.   Le maire Océni fait appel d’abord à un huissier de justice   Quand, les agents des services spéciaux de la mairie de Porto-Novo ont annoncé la présence de ces trois conseillers sur les lieux et surtout leur projet de se faire installer de force, le maire Moukaram Océni a fait appel d’abord à un huissier de justice qui a constaté le délit de trouble à l’ordre public. C’est sur ce constat que la première autorité de la ville de Porto-Novo a sollicité le service du Commissariat central de la ville de Porto-Novo. Une horde d’agents de la police a été déversée dans la mairie. Déjà, les trois conseillers Fcbe s’étaient déjà installés pour prendre part à la réunion. On leur intima l’ordre de vider les lieux sans délai. Sagement, les trois ont ramassé leurs bagages et sont sortis. Dans la cour, les militants Prd informés de la situation et venus soutenir le maire ont commencé par se moquer d’eux. La réaction des autres supporters Fcbe ne s’est pas fait attendre. On était plus loin d’un affrontement. La police a dû prendre ses responsabilités pour sauver les meubles. Les Fcbe fâchés, ont regroupé un groupe de journalistes pour leur dire leur part de vérité. Et le maire libéré a poursuivi les travaux de son conseil ordinaire qui venait de démarrer.  

Jean-Christophe Houngbo (Br.Ouémé-Plateau)
Journal LE MATINAL  25/06/09
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Publié dans Politique nationale

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