Paiement des primes d’exception: La Cosi fixe un moratoire de trois mois au gouvernement
Le bras de fer qui oppose le gouvernement et les acteurs du secteur de la santé au sujet des primes d’exception et autres avantages liés à la profession est loin de connaître son épilogue. C’est du moins ce que laisse présager la sortie médiatique le vendredi 03 juillet dernier du secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes (Cosi-Bénin), Kakaï Glèlè, au sujet de l’attitude du gouvernement à remettre en cause, le dossier de paiement de ces primes.L’occasion a été saisie par le Sg Cosi pour marquer son attachement au combat quotidien que mènent les différents syndicats affiliés depuis plus de trois mois déjà à son organisation. En effet, fidèle à son franc parler le Sg Cosi n’est pas allé par quatre chemins pour montrer sa désapprobation et son indignation face aux nouvelles mesures prises par le gouvernement qui, à l’entendre ne sont que des « machins taillés sur mesure ». En clair, il s’agit selon lui, d’un problème de fonds qu’il faut revoir plutôt que de mettre un frein à un processus légalement avancé. Parlant de ces primes, objets de la discorde, il a précisé que c’est un droit acquis. Et leur paiement a été décidé, depuis les états généraux de la santé organisés en 2007. « Par cet acte le gouvernement vient de violer un engagement pris lui-même devant l’Organisation internationale du travail (Oit) », a-t-il indiqué. Aussi, il a ajouté que, vu le contexte sociopolitique actuel que traverse le pays, une telle décision n’arrange ni les insurgés encore moins la population au nom de qui le gouvernement répond. Du coup, l’homme exige de l’exécutif entre autres, la renonciation de cet élan dévastateur et le paiement immédiat desdites primes. Il a par ailleurs ramené sur tapis, toutes les promesses faites et non tenues aux travailleurs en général et à ceux de la santé en particulier. Et à toutes ces exigences, il fixe au gouvernement, un moratoire de trois mois à l’issu duquel si rien n’y fit, beaucoup d’autres actions sont envisagées jusqu’à entière satisfaction des travailleurs.
Aziz Fondo
Journal LE MATINAL 06/07/09
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