Fin des installations des chefs-villages à Sèmè-Podji: La totale débâcle de Gbèdan et des Fcbe (L’opposition prend sa revanche sur le pouvoir)
Les installations de chefs de village ont pris fin mardi dernier dans la commune de Sèmè-Podji. Le Parti du renouveau démocratique (Prd) et ses alliés indépendants ont damé le pion au maire Mathias Gbèdan et les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) en raflant la quasi-totalité des nouveaux maîtres de terre.Le Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji et ses alliés ont gagné 30 sur 38 chefs de village dans la commune de Sèmè-Podji, lors des installations de conseils locaux. Ils ont mis tout en œuvre pour déjouer le plan des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et du maire Mathias Gbèdan. Ils ont pu trouver des stratégies pour les contrer jusqu’à leur dernier retranchement. La mouvance croyait rééditer le scénario qui lui a marché lors de l’élection du maire et de ses adjoints, et des chefs d’arrondissement caractérisé par les méthodes d’intimidation, de débauchage, de corruption et d’enlèvement d’élus communaux que l’opinion publique nationale et internationale leur connaît. Ils ont une fois encore tenté de faire changer d’avis les conseillers locaux pour se fabriquer des majorités dans le vil dessein de conquérir des postes de chefs de village dans la localité. En vain. Les élus locaux du Prd et des listes indépendantes ont su résister à leurs opérations de charme et ont suivi le mot d’ordre des directions de leurs différentes structures politiques. Par exemple, dans l’arrondissement d’Ekpè d’où sont originaires les caciques de la mouvance tels que Olga da Silva, James Sagbo, Aristide Hounkpatin, Mathias Gbèdan, Joseph Gnonlonfoun, Daouda Abassi alias la Lumière, Dominique Takpodji et autres, le Prd et ses alliés ont pris cinq des six chefferies de village. Les Fcbe ont obtenu leur seul poste, grâce aux promesses faramineuses qu’ils ont faites à deux élus locaux du camp adverse. Selon certaines informations, ces derniers sont actuellement très en colère contre la mouvance, parce que les cauris n’ont plus respecté les engagements. Ils auraient seulement pris 200.000 francs Cfa chacun, alors que c’était 2 millions de francs Cfa qui leur avait été promis par personne. C’est grâce à ces vilains jeux que la mouvance a pu avoir quelques chefs de village, alors que sa prévision était d’obtenir au moins 25/38. Dans tous les autres arrondissements, l’échec de Gbèdan est sans appel.
Crise
Entre le maire de Sèmè-Podji et les Fcbe, la guerre est presque ouverte, après leur débâcle dans les installations des chefs de village. Les cauris soutiennent que Mathias Gbèdan, en tant qu’autorité communale, n’a pas pu mettre son poids dans la balance pour leur permettre de dribler leurs adversaires. D’autres estiment qu’il est mouvancier le jour et opposant la nuit, car il continue d’avoir un sentiment pour ses alliés. Ce qui fait que plus rien ne va entre eux dans la localité. Même dans la répartition des avantages politiques, des clans se forment et s’entredéchirent sérieusement sur le terrain. Aujourd’hui, l’opposition s’est enracinée et contrôle royalement la commune de Sèmè-Podji.
Wilfrid Babatoundé
Journal 24 HEURES AU BENIN 09/07/09
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