Tentatives de sabotage de l’opposition: Les derniers soubresauts d’un gouvernement en agonie

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Le régime Yayi, en perte de vitesse dans l’opinion publique, a choisi de vilipender les leaders de l’opposition pour tenter de se donner de popularité. C’est le signe d’un pouvoir en agonie.
Après la dernière gigantesque sortie médiatique du président du Parti du renouveau démocratique (Prd), Me Adrien Houngbédji, sur les dérives du pouvoir en place, des individus mal intentionnés proches des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) ont commencé par envoyer des piques aux opposants. Comme le peuple béninois sait aujourd’hui que les adeptes du Changement n’ont de leçons à donner à personne, ils font croire à l’opinion publique nationale et internationale que les caciques de l’opposion sont eux aussi trempés dans des dossiers de malversations financières. Me Houngbédji étant leur principal adversaire, les ténors du régime en place diffusent partout qu’il y a des dossiers contre lui. Or, tous les Béninois savent très bien que cet homme n’est mêlé ni de près ni de loin à une quelconque malversations depuis qu’il est revenu au bercail en 1990 grâce à la Conférence des forces vives de la Nation . Partout, il est passé, il a fait preuve du respect du bien public. De 1991 à 1995, il a été président de l’Assemblée nationale. Sa gestion politique et financière a été sans reproche. Me Adrien Houngbédji a démontré qu’il est un homme de principes, très attaché aux valeurs citoyennes et républicaines. Après cela, il a été Premier ministre dans le tout premier gouvernement du président Mathieu Kérékou, revenu au pouvoir en 1996. Pendant deux ans, il ne s’est mêlé à aucune magouille au sommet de l’Etat. Pour preuve, depuis sa démission de cette équipe gouvernementale, jusqu’aujourd’hui, aucune enquête n’a révélé un seul dossier de mauvaise gestion contre lui. En 1999, il a été conduit dans le fauteuil du président de l’Assemblée nationale. Connaissant bien son pays, il a délégué la gestion financière de la Représentation nationale, conformément aux textes de la République, au Premier et Deuxième questeur, Maxime Houédjissin et Sacca Lafia, aujourd’hui au cœur du système Yayi. S’il y avait des problèmes de mauvaise gouvernance financière, on ne peut qu’attaquer ces deux personnalités. En dehors de cela, Me Houngbédji n’a rien géré au Bénin. Il n’a même pas une société qui gagne les marchés publics, pour qu’on dise après qu’il a magouillé pour avoir de gros sous dans l’administration publique. Qu’est-ce qu’on peut coller à sa peau maintenant ? Rien. Pour le moment, le pouvoir en place se casse la tête pour trouver des poux sur la tête d’un chauve. Il reste serein et affiche sa détermination à combattre ce pouvoir. En dehors du président du Parti du renouveau démocratique, le gouvernement fouille partout des dossiers pour saboter les caciques de la classe politique. Dès lors, pourquoi le chef de l’Etat n’a pas publié les résultats des audits qu’il a commandités dans l’administration publique ? Seul le président Yayi peut répondre à cette question. Or, l’opposition exige la diffusion des résultats des enquêtes. Même ceux qui étaient aux affaires sous Kérékou sont dans cette logique. Mais à l’évidence, ce sont les adeptes du Changement qui sont au cœur des magouilles. Pour preuve, le scandale de la Cen-Sad les a éclaboussés.

Intimidation
On comprend très bien que ces tentatives de sabotage de l’opposition sont de vieilles méthodes d’intimidation reconnues au pouvoir en place. On cherche à faire taire les amis du camp d’en face, afin de continuer à embrouiller le peuple béninois très déterminé à finir avec le président Boni Yayi en 2011. Malheureusement, ces manœuvres politiciennes n’émoussent pas l’ardeur des opposants à continuer la lutte politique consistant à libérer les Béninois des affres du Changement. Alors, comme un seul homme, les enfants du Bénin sont debout pour l’assaut final.

Wilfrid Babatoundé
Journal 24 HEURES AU BENIN  14/07/09
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Publié dans Politique nationale

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