Après la marche non autorisée du 21 juillet: Les centrales syndicales annoncent une grève générale

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Les centrales syndicales ont annoncé hier qu’ils déclencheraient une grève générale de 48 heures mardi prochain pour protester contre la non autorisation de la marche de protestation qu’ils avaient projetée pour hier mardi. Apparemment, ils sont déterminés à engager un bras de fer avec le pouvoir.
Les leaders des centrales syndicales, la Cstb, la Csa, l'Unsb, la Cosi ont décidé de radicaliser leur position suite à la dispersion de leur marche que le préfet des départements de l'Atlantique et du littoral n'a pas autorisée. C'est le secrétaire général de l'Unstb, Zounon Emmanuel qui a annoncé la mesure prise lors d'un meeting que les responsables syndicaux ont tenu avec les travailleurs venus nombreux pour effectuer la marche empêchée par les forces de l'ordre et les éléments de la brigade anti émeute postés aux abords immédiats de la Bourse du travail à Cotonou et surtout à l'entrée. «Le mardi prochain, nous allons déclencher une grève de 48 heures», a martelé le secrétaire général de l'Unstb après une concertation avec les autres leaders syndicaux. Dispersés à la place de l'Etoile rouge où la marche devrait démarrer les travailleurs se sont réunis à la Bourse du travail. La réplique à l'interdiction de la marche sera donc une grève générale de deux jours des travailleurs. Les responsables des centrales syndicales ont ainsi décidé de bloquer l'administration durant 48 heures. Les travailleurs n'entendent pas en rester là. Ils tiennent à faire leur marche coûte-que-coûte. Ils ont à cet effet retenu le jeudi 30juillet prochain pour la faire. Si les travailleurs venaient à mettre leur menace à exécution, le chef de l'Etat aura à faire face à la plus grande fronde syndicale de son mandat, car les conséquences des grèves générales sont énormes. Et quand les travailleurs s'engagent dans cette voie, il est difficile de maîtriser le mouvement qui pourrait être rapidement récupéré et prendre des proportions insoupçonnées. Il est surtout à craindre que le secteur des finances notamment les impôts, la douane et le trésor ne s'associent à cette grève générale dans ce contexte où les recettes publiques connaissent, selon plusieurs sources, une baisse drastique. Les pouvoirs publics devront trouver les ressources nécessaires pour renouer le dialogue avec les responsables syndicaux .

Apollinaire KOUTON
Journal L'AUTRE QUOTIDIEN  22/07/09
Publicité

Publié dans Politique nationale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article