Création d’une association de veille sur la démocratie béninoise : L’Adpac naît pour préserver les acquis de la Conférence nationale
La conférence nationale des forces vives de la nation qui a eu lieu au Bénin en février 1990, a abouti à un certain nombre d’enseignements fondamentaux. Afin que ces valeurs soient sauvegardées pour la bonne marche de la démocratie béninoise, l’Association pour la défense et la promotion des acquis de la conférence nationale (Adpac) a vu le jour. C’était le samedi 25 juillet dernier au Chant d’oiseau de Cotonou.Les valeurs fondatrices du Bénin démocratique ont désormais un grand défenseur. L’Association pour la défense et la promotion des acquis de la conférence nationale (Adpac) portée sur les fonts baptismaux le samedi dernier, est née pour veiller sur celles-ci. Considéré comme le pionnier de la démocratie en Afrique, le Bénin a fait figure de modèle de transition pacifique réussie grâce au consensus fait à la conférence nationale sur un certain nombre de valeurs. Pour le Président de l’Adpac M. William Comlan, les objectifs de l’association seront entre autres de : vulgariser les acquis de la conférence nationale ; renforcer la culture démocratique et le respect de la légalité républicaine ; contribuer à la consolidation de l’unité nationale. Dans ses mots de bienvenue, la coordonnatrice de l’association, Mme Lydie Pognon a expliqué la démarche dans laquelle s’inscrit l’Adpac. Lorsque l’enfant apparaît, le cercle de la famille applaudit a-t-elle dit, avant de remercier tout ceux qui ont entretenu le bébé jusque-là.
Le consensus fait à l’issue de la conférence nationale des forces vives de la nation repose sur plusieurs valeurs. Le Président de l’Adpac, au cours du lancement des activités de son association, a souligné quelques-unes d’entre elles. Il a été dit que le pouvoir ne peut plus être confisqué par quelques-uns pour l’écrasement des autres. Et selon lui, le peuple béninois veut désormais un Etat de droit dans lequel le pouvoir est au service du peuple. Le Bénin, a-t-il poursuivi, est un Etat de droit où le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire sont clairement séparés. Selon l’Adpac, le travail de construction de la nation serait voué à l’échec, si parallèlement, tout ce qui précède un effort n’est pas fait pour préserver ce système de valeurs. Au cours des assises, le professeur Ibrahim Salami a fait l’examen de la gestion du pouvoir depuis 2006. Selon lui, les Béninois s’écartent de plus en plus des idéaux de l’historique conférence nationale.
Ghislain Acakpo (Coll)
Journal LA PRESSE DU JOUR 27/07/09
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