Projet de réhabilitation de la cité historique d’Abomey : Face à la pression des populations, Boni Yayi limite les pouvoirs de Maxime Houédjissin
S’il y a un dossier sur lequel les populations de la cité historique d’Abomey sont fâchées contre le régime en place, c’est bien celui de la réhabilitation de la cité historique d’Abomey. Il faut avouer qu’en décidant de créer l’Agence de Réhabilitation de la cité historique d’Abomey, le chef de l’Etat a voulu marquer un autre gros point pour les populations de cette localité du Bénin après la réconciliation des rois Houédogni et Agoli-Agbo qu’il a eu à conduire. Malheureusement, la nomination du directeur de l’Agence a davantage éloigné le Chef de l’Etat des populations qui ont vu en cette nomination une façon de dessaisir la mairie d’Abomey de ses prérogatives. La politique a alors pris le dessus sur le développement avec un directeur d’agence qui a perdu la confiance de ses électeurs et qui veut se refaire une santé politique en promettant ciel et terre aux populations à travers le projet. Finalement le projet est bloqué et la tournée du Chef de l’Etat à Abomey lui a permis de s’en rendre compte à travers le discours du maire Blaise Ahanhanzo Glèlè devant ses administrés. Ainsi, prenant bonne note des propos du maire qui parlait au nom des populations, le Chef de l’Etat, à travers, son ministre intérimaire de l’urbanisme, M. Justin Sossou Adanmai vient de vider Agence de sa substance et de la dimension que son directeur Maxime Houédjissin lui donnait. Dans une correspondance N°0409/MUHRFLEL/ DC/SGM/DGURF/DUA/SP-C datant du 23 juillet 2009 adressée au maire d’Abomey avec ampliation à l’AGETUR, au MEF, à la DGURF, à la DDHU Z/C, relative au projet de pavage et d’assainissement de rues dans la ville d’Abomey financé par la Boad, le Dr Boni Yayi vient de spécifier le rôle de chaque acteur. Selon les termes de cette correspondance, le directeur de l’Archa va désormais se contenter du rôle dévolu au ministère en charge de l’urbanisme sous la supervision du cabinet du ministre. Ainsi M. Maxime Houédjissin se contentera de donner son avis sur tous les dossiers qui seront produits dans le cadre du projet, procéder périodiquement à des visites de chantiers afin de voir l’évolution des travaux, veiller au respect de la convention de MOD passée entre L’AGETUR et le MUHRFLEC, participer aux négociations… Avec ce rôle désormais assigné au directeur de Archa et en donnant plein pouvoir aux autorités communales d’Abomey, Boni Yayi vient de lever le doute des populations d’Abomey qui peuvent maintenant faire confiance à leur président.Thierry Mahoussi (Coll)
Journal LA PRESSE DU JOUR 29/07/09
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