Mouvement de débrayage de 48 Heures: La grève largement suivie (La défalcation motive les travailleurs)

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Malgré la menace du gouvernement du Changement de défalquer les jours de grèves des salaires des travailleurs, la grève de 48 prévue par les centrales syndicales a été largement suivie sur toute l’étendue du territoire national hier mardi 28 juillet 2009. Toutes les administrations ont été paralysées sauf le Cnhu et la douane où la grève a été partiellement suivie.
La grève de 48 heures de protestation contre les menaces sur les libertés publiques et syndicales décrétées par plusieurs centrales syndicales a été largement suivie dans l’administration béninoise aussi bien à Cotonou, Porto-Novo qu’à l’intérieur du territoire national. Au ministère de l’Economie et de la Finance(Mef), à la Direction générale des impôts et du domaine Public et dans beaucoup d’autres institutions, le constat est le même. Les portes des bureaux sont closes. Tous les travailleurs sont restés chez eux. Quelques usagers des services publics ont fait l’amer constat que les travailleurs ont suivi le mot d’ordre de leurs responsables syndicaux malgré la menace du gouvernement de faire des défalcations sur les salaires des grévistes. Au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu Hubert Maga) par contre, la grève a été partiellement suivie. Le Syntra-Cnhu de Théophile Dossou proche du pouvoir a en effet décidé de se désolidariser de la Centrale des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb) de Gaston Azoua à laquelle elle est affiliée. Quant au secteur de la douane, rien n’a bougé, a déclaré le secrétaire de la Fesyntra-Finances Laurent Mètognon. Car selon lui, les barons de ce secteur ont des affinités politiques avec le pouvoir en place. La société béninoise de l’énergie électrique (Sbee) et la société nationale des eaux du Bénin (Soneb) ont quant à elles, observé deux heures de grève en raison de la délicatesse de ce secteur. Il faut rappeler que cette volonté d’aller en grève est survenue suite à l’interdiction de la marche syndicale et pacifique du mardi 21 juillet dernier. C’était l’occasion pour les secrétaires généraux des différentes centrales syndicales rencontrés de réaffirmer leur indignation face au non respect des libertés syndicales et démocratiques que connaît notre pays sous le régime du Changement. Selon le Secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) Dieudonné Lokossou, « le gouvernement veut étouffer les libertés démocratiques de notre pays ». C’est ce qui justifie cette grève. Pour l’ensemble des secrétaires généraux la décision du gouvernement de défalcation sur salaire n’est qu’une source de motivation pour les travailleurs. Ils ont par ailleurs tenus à rappeler que si la marche du jeudi prochain était à nouveau interdite, le mouvement de grève reprendra de plus belle.

Wilfried Babatundé
Journal 24 HEURES AU BENIN  29/07/09
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Publié dans Politique nationale

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