A PENESSOULOU ET ALEDJO, commune de bassila: Des proches de feu Ahamed Akobi manifestent contre Yayi
Les populations des localités de Pénéssoulou et d’Alédjo dans la commune de Bassila sont fâchées contre le chef de l’Etat. Elles ont barricadé dans la matinée d’hier, à l’aide de troncs d’arbres la voie inter-Etat Bassila-Cotonou pour manifester leur mécontentement contre le président de la République qui, selon elles, n’aurait pas respecté les engagements pris vis-à-vis d’elles lors des campagnes électorales. Ce fut alors une longue file d’attente des véhicules en partance pour Cotonou qui ont été bloqués pendant plusieurs heures. Dans une motion lue au maire de Bassila qui a fait le déplacement de Pénéssoulou, les populations reprochent au président Boni Yayi, le non respect à 100% de la plate forme programmatique 2006 pour laquelle il s’est engagé et qui a convaincu les populations de Bassila qui lui ont accordé 95% de leurs suffrages. Les populations lui reprochent aussi le non respect de la mémoire de feu Issifou Ahmed Akobi pour qui il avait promis la construction d’un mauselée en la mémoire du défunt. Mausolée qui n’a jamais vu le jour depuis trois ans. Elles se désolent de ce que le chef de l’Etat n’entreprenne des réalisations que dans les localités qui l’ont combattu et qui sont restées hostiles à ses œuvres. Toujours selon les manifestants, le chef de l’Etat a fait des décorations sans penser à feu Ahmed Akobi qui aurait pu être décoré à titre posthume pour avoir bataillé pour l’avènement du changement au Bénin. " Nous continuons d’entretenir et de construire nos routes à l’aide de nos dabas et pioches, tandis que Boni Yayi investit des milliards dans des localités hostiles à ses actions. En mai 2008, lors de sa tournée de pré campagne, juste après le discours du Maire de Bassila, le président Boni Yayi aurait répondu en ces thèmes ’’" Ailleurs c’est moi qui joue la balle dans le camp des autres mais à Bassila, la balle est dans mon camp "’’. Depuis lors, nous n’avons rien constaté chez nous et notre balle est restée avec le président de la République qui refuse de la jouer’’ ont laissé entendre les populations. Depuis l’avènement du changement, les populations de Bassila et celles de Pénéssoulou et d’Alédjo n’ont bénéficié d’aucune infrastructure. Qu’avons-nous fait pour mériter un tel mépris du chef de l’Etat, se sont elles interrogées. La tension était restée vive jusqu’aux environs de 11 heures où le maire de Bassila, accompagné des forces de l’ordre est parvenu à dissuader les manifestants qui ont libéré la voie. Ces populations menacent en tout cas de lâcher le président de la République dans les tout prochains jours s’il ne se rattrapait pas à Bassila.Alassane AROUNA
Journal FRATERNITE 29/07/09
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