Manifestation syndicale : Un géant meeting pour sceller le sort de Yayi

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Une semaine environ après l’interdiction de la marche du collectif des centrales syndicales et après les deux jours de grève déclenchés, les travailleurs ont corsé la note pour le gouvernement en organisant une grandiose marche hier. L’ampleur de ce déferlement humain rappelle les années sombres du PRPB dans les années 1988-1989. Une fois encore, les centrales syndicales ont exprimé leur ras-le-bol et leurs indignations face à ce que d’aucun appelle le totalitarisme et l’arbitraire. L’acte 1 de cette mémorable marche était le géant meeting.
Après la désolante interdiction de la marche des centrales syndicales la semaine dernière par le gouvernement du Changement, les travailleurs réunis au sein des différents syndicats ont signé hier leur « come back » dans une époustouflante marche hostile au pouvoir en place. Tout a démarré par un grand meeting sur l’esplanade de la place de l’étoile rouge symbole de la révolution et au cours de laquelle, les différents responsables syndicaux appuyés par les membres de la société civile venus spécialement pour témoigner leur soutien à ces derniers et profiter de l’occasion pour dénoncer ce qu’elle appelle le régime du totalitarisme.
Comme à leurs habitudes, les différents secrétaires généraux des centrales syndicales sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils ont toujours exposé comme étant les dérives d’un gouvernement aux abois. Au cours de ce géant meeting, Pascal Todjinou de la CGTB, Gaston Azoua de la CSTB, Dieudonné Lokossou de la CSA Bénin et les autres sont aussi revenus sur la fameuse affaire des 200 millions. Cette somme aurait servi à acheter les syndicalistes par un des probables et sérieux candidats qui menacerait les intérêts du gouvernement en place.
Le complot du régime du changement pour brader les sociétés d’Etat ; les Nouveaux programmes d’études (NPE) qui assujettissent les enfants n’ont pas été occultés. La particularité de ce double évènement meeting- marche est la présence importante et remarquée de la société civile représentée par Urbain Amégbédji du Centre africa obota (CAO), Huguette Akplogan du Social Watch et Atayi Guédégbé.
Deux raisons pourraient expliquer cette présence. La première découlerait de l’arbitraire du régime dans le choix du représentant de la société civile à la Commission politique de supervision (CPS) dans le cadre de la Lépi.
L’autre serait liée au fait que les femmes et les enfants sont meurtris par cette vague de désordre et de scandales qui rendent plus difficile le quotidien déjà misérable des populations indigentes dont la précarité est le mode de vie.
L’ambiance surchauffée de ce meeting a été un plateau rêvé pour galvaniser la troupe qui s’est lancée ensuite pour une marche d’environ deux heures.

Journal LE GRAND JOURNAL 31/07/09
Publicité

Publié dans Politique nationale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article