Prospérité partagée : du leurre

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Alors que les populations souffrent dans leur chair, à cause du coup de vie très élevé des produits de grande consommation auquel elles sont soumises depuis l’avènement du Changement, aucune mesure n’a été visiblement prise pour soulager un tant soit peu le panier de la ménagère. Au lieu de réfléchir sur la mise en place d’un mécanisme permettant d’accompagner le peuple, le gouvernement s’illustre de façon négative avec le pillage des ressources publiques. Certes, la crise économique est mondiale, mais pour des dirigeants éclairés, suffisamment responsables, des dispositions devraient être prises pour amortir le choc. Mais, loin s’en faut. Mieux, le gouvernement s’illustre dans des gabegies jamais observées au Bénin depuis le 1er août 1960 avec en toile de fond, l’inauguration à maints reprises et à coup de plusieurs millions de nos francs de certaines infrastructures routières. A cela s’ajoutent des recrutements politiques qui se passent de commentaire et le détournement de deniers publics. Le dossier de la rénovation du Palais des congrès et du Centre international de conférences de Cotonou qui continue de choquer les Béninois est l’autre pair de manche qui attriste le peuple. Dans ces conditions comment peut-on parler de prospérité partagée ? On parle de prospérité quand tous les corps constitués de la nation arrondissent le quotidien sans rechigner. Malheureusement, ce n’est pas le cas aujourd’hui. En complicité avec le gouvernement, les associations de défense des intérêts des consommateurs se sont entendues pour être quasiment absentes sur le terrain pendant que l’approvisionnement en produits de premières nécessités relève d’un véritable casse-tête pour le peuple. Pour se ravitailler en effet, c’est la croix et la bannière. Cette prospérité partagée chantée à tue-tête par les thuriféraires du régime du Changement n’est que du leurre.

Journal 24 HEURES AU BENIN 04/08/09
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Publié dans Politique nationale

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