SECURITE ALIMENTAIRE PAR L'AMENAGEMENT DES BAS-FONDS: La Boad appuie le Bénin à hauteur de 9 milliards de FCFA

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

La Banque ouest-africaine de développement (Boad) procède ce jour à la signature avec l’Etat béninois d’un accord de prêt relatif au financement partiel du Projet de sécurité alimentaire par l’aménagement des bas-fonds et le renforcement des capacités de stockage. La cérémonie se déroule cet après-midi dans l’enceinte du Ministère de l’économie et des finances.
Le Projet de sécurité alimentaire par l’aménagement des bas-fonds et le renforcement des capacités de stockage, qui fait l’objet de cet accord de prêt, affiche six objectifs principaux. Il vise ainsi l’aménagement et la mise en valeur d’environ 2300 hectares de bas-fonds pour la riziculture (2000 hectares) et le maraîchage (300 hectares), l’intensification et la diversification des productions des agricoles devant conduire à une augmentation de la production nationale de riz d’environ 12 % ou encore l’acquisition d’une mini rizerie de capacité 40 tonnes par jour. Il s’agira aussi de la réalisation de magasins de stockage au niveau de chaque bas-fond aménagé et de douze grands magasins de stockage d’une capacité totale cumulée de 26500 tonnes de même que de la réhabilitation et/ou de l’ouverture d’environ 150 km de pistes rurales de desserte des villages et d’accès aux bas-fonds.
En outre le projet inclut l’augmentation du niveau de revenu de ses bénéficiaires de 45 % à terme. Il faut souligner que le renforcement de la sécurité alimentaire, la diversification agricole, l’augmentation de la productivité sont entre autres depuis longtemps des objectifs-clés fixés dans le Schéma directeur de développement agricole et rural et la Lettre de déclaration de la politique de développement rural. On peut ainsi estimer que la cérémonie de ce jour vient pour concrétiser les grandes orientations et approches stratégiques des aménagements hydro-agricoles. Ce projet s’inscrit donc au nombre de ceux qui visent la création des conditions nécessaires pour une agriculture moderne, intensive et compétitive, capable d’assurer la sécurité alimentaire du Bénin et de servir de fondement à son économie d’une part, et pour une gestion intégrée et durable des ressources naturelles disponibles de l’autre. Autre avantage que l’on pourrait souligner, l’aménagement de ces 2300 hectares devrait sensiblment réduire leur risque d’inondation en saison pluvieuse et ispo facto toute la cohorte de désagrements qui en découlent.

Hugue AHOUNOU
Journal L'AUTRE QUOTIDIEN 07/08/09
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