Congrès du Psd: Allocution des présidents Houngbédji, Amoussou et Idji

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Discours du président Bruno Amoussou
Au nom des militants du Parti Social Démocrate ici réunis en congrès et des membres de sa direction, je vous remercie de nous honorer de votre présence et de venir ainsi nous soutenir et nous encourager dans la dure bataille que nous menons, depuis deux décennies, au côté de notre peuple et de ceux d’autres contrées d’Afrique et du monde.
Cette marque d’attention n’est en réalité que la manifestation de la convergence de notre engagement à agir dans la société pour en améliorer les règles de fonctionnement et surtout pour y faire triompher la solidarité que menacent chaque jour l’égoïsme, la compétition débridée, la gloutonnerie matériel et la vacuité spirituelle.

Dans un monde où la nécessaire compétition n’a plus d’autres finalités que la mise à mort des plus faibles et l’engraissement continu et sans limite des plus forts, en cette période où le producteur s’appauvrit alors que le spéculateur financier et commercial s’enrichit, il est heureux de découvrir des femmes et des hommes qui ne recherchent pas seulement l’accumulation et l’exhibition des seuls biens matériels mais oeuvrent pour la promotion de valeurs qui distinguent l’espèce humaine des autres êtres vivants.

Nous sommes donc heureux de pouvoir dialoguer avec vous, dans la reconnaissance et le respect par conséquent des différences, afin de découvrir ce qui nous empêche d’emprunter les chemins du progrès et ce qui nous ramène toujours• à la case de départ chaque fois que nous pensons avoir pris l’envol. Merci donc de venir nous aider, par vos messages et vos suggestions, à revisiter notre propre parcours afin de mieux contribuer, à vos côtés, à la définition et à la promotion d’une nouvelle politique que nos populations appellent de leurs vœux.

Camarades congressistes et chers amis, Depuis notre dernier congrès, bien des évènements ont façonné le contexte dans lequel nous avons évolué, tant au plan international que national. Parmi les plus marquants, nous voudrions retenir les questions relatives à la sécurité qui ont acquis une nouvelle dimension depuis l’attaque terroriste du Il septembre 2001 aux Etats Unis. Cet évènement, d’une gravité extrême, a malheureusement servi parfois de prétexte à l’interventionnisme de plus en plus marqué des grandes puissances et mis à mal le développement économique de bien des Etats à travers le monde. L’occupation de l’Irak en est un exemple.

Durant la même période, nous notons des progrès sensibles dans le renforcement de la coopération entre les pays développés qui ont réussi à éliminer les foyers de tension qui les opposaient au siècle passé. De ce point de vue, la construction de l’Europe constitue un évènement majeur qui façonne l’espace planétaire et modifie de façon profonde la géopolitique mondiale. ’ Un nouvel ordre mondial s’établit sous nos yeux. De gré ou de force, tous les pays du monde participent à une gouvernance planétaire, les uns l’orientant en fonction de leurs intérêts et les autres la subissant sans réaction comme l’actuelle crise financière le confirme. Dans ce contexte, l’Afrique ne donne malheureusement que de très faibles signaux d’une prise de conscience qui ouvrirait de réelles perspectives de développement.

Plus particulièrement dans notre sous région, chaque pays s’enferme dans ses frontières et croit pouvoir trouver des solutions à ses difficultés. La salutaire intégration politique n’est nullement à l’ordre du jour des débats politiques alors qu’elle seule peut nous ouvrir les portes du développement dans ce monde dominé par de grands ensembles économiques et politiques. Dans notre pays, la situation actuelle n’est donc pas une fatalité mais le résultat de l’action des animateurs de la vie publique que nous sommes. Ces dernières décennies, notre peuple a poursuivi ses efforts pour sortir de la pauvreté et recouvrir sa dignité. Il n’a pu bénéficier du soutien de tous ceux à qui il a tant donné. Certains d’entre eux l’ont accompagné. D’autres, au contraire s’allièrent à ses pires exploiteurs pour continuer à le dépouiller de ses richesses.

Pour notre part, nous espérions l’aider à mieux orienter son combat par nos choix lors des élections présidentielles de 2006, des élections législatives de 2007 et des élections communales commencées en mars 2008 et dont nul ne peut prédire la date d’achèvement. Ce fut la raison de notre mobilisation au cours de ces échéances. Ce fut la raison des choix politiques et tactiques que nous avions opérés afin de doter notre pays d’institutions crédibles qui garantissent la pérennité et le renforcement de la démocratie. Les alliances que nous avions conclues avec d’autres forces politiques et sociales nous ont permis d’atteindre certains de nos objectifs. Il en a été ainsi de notre opposition à une révision de la Constitution, de notre volonté de constituer un groupe politique déterminant à l’Assemblée nationale et de notre souhait de sauvegarder l’autonomie politique et de gestion des plus grandes villes par rapport au pouvoir central.

Ces victoires ne sauraient cependant masquer notre erreur d’appréciation lors du second tour des élections présidentielles en 2006. Alors que nous pensions ouvrir de nouvelles perspectives à notre pays à travers la signature d’un accord politique engageant, nous n’avons pu rien faire d’autres que de réserver ce précieux document aux générations futures en l’envoyant aux archives. Cet exercice nous a cependant instruis quant aux dispositions à prendre pour un partenariat politique crédible. A présent, nous connaissons mieux les limites des accords conclus dans la précipitation avec des candidats en quête de suffrage et prêts à toutes les reptations qu’appelle la dernière marche du pouvoir. Nous connaissons la fugacité des programmes de campagne et leur opportunisme en ce qu’ils sont destinés à séduire l’électeur et non à servir de guide de l’action.

D’expérience, nombre de nos concitoyens savent maintenant que s’agglutiner autour d’une personnalité solitaire et s’ingénier à décliner sa vision solitaire conduit à l’impasse. Nous savons maintenant l’utilité des partis politiques dans la définition et la conduite d’une politique cohérente de développement et dans la constitution d’équipes soudées et solidaires comme aux Etats-Unis et au Ghana. Nous reconnaissons maintenant la nécessité d’utiliser les partis politiques pour former nos futurs dirigeants afin de les armer contre l’ivresse du pouvoir et les préparer aux exigences de son exercice démocratique.

Nous savons maintenant que les grandes nations ont eu raison d’asseoir la démocratie sur des institutions solides, indépendantes de tous les pouvoirs et garantes de la stabilité des textes fondamentaux et des règles du jeu démocratique. C’est parce que nous partageons ces enseignements avec d’autres formations politiques que nous nous sommes engagé avec elles dans l’aventure d’édification d’une puissante force de gouvernement. Membre du groupe G et F, le Parti Social Démocrate participe avec enthousiasme à cette initiative pleine de promesses. Il analyse en toute lucidité les difficultés qui surgissent sur ce parcours avec la conviction que ce groupe et ses composantes recèlent les ressources nécessaires à leur résolution.

Fort des expériences vécues, le Parti Social Démocrate se réjouit de l’ampleur des débats en cours au sein du groupe et qui dessinent progressivement les contours d’un programme d’action et en précisent les conditions de réalisation. C’est autour de ce programme que se réalisera le rassemblement et non autour d’un homme providentiel. C’est la capacité de l’un d’entre nous à animer le groupe et à traduire ses aspirations qui en fera son candidat aux élections présidentielles et son porte drapeau. En 2011, nous solliciterons le peuple pour qu’il confie le pouvoir non à un homme solitaire mais à une équipe. Nous nous engagerons sur un Programme porté par un groupe qui en garantit la pérennité et non sur une vision dont l’application dépend de l’humeur de son unique géniteur. L’important demeure notre commune volonté d’asseoir notre collaboration sur des bases claires qui évitent les errements dont nous sommes hélas témoins depuis quelques années de part du Pouvoir actuel. Une telle démarche s’impose d’autant plus que celles et ceux que nous avions invité à soutenir l’actuel Chef de l’Etat nous interrogent sur les engagements pris. A juste titre, ils nous rendent responsables des dérives politiques actuelles, de la gestion hasardeuse du pays, des incessantes fuites en avant avec leurs conséquences sur leur vie. Pendant ce temps, c’est la campagne électorale, ouverte de façon précoce le 6 avril 2006, qui inspire toutes les actions du gouvernement. Le Chef de l’Etat en vient même à raccourcir son mandat par la présentation chaque jour du bilan achevé de ses quarante mois de gestion et à ne s’intéresser qu’au prochain quinquennat. Ecoutez les discours, observez les visites de terrain, soyez attentifs à la soudaine sollicitude des dirigeants généreux envers les populations : quand vous voyez ces signes, sachez que l’évènement approche.

Camarades congressistes et chers amis,

Notre combat ne s’arrêtera pas en 2011. Ceux qui n’ont que des visées électorales ont déjà déserté nos rangs. Mercenaires politiques et chercheurs de trésor, ils sont partis offrir leur service au Pouvoir qui les utilise à de basses besognes en attendant de trouver mieux. Déçus de n’avoir pas amassé des biens à la hauteur et à la vitesse de leur appétit vorace, ils animent un vacarme médiatique nécessaire à leur survie. Nous n’avons donc• pas perdu des militants mais nous nous sommes épurés de ceux qui ne partageaient pas les mêmes ambitions que nous. Nous avons gagné en cohésion, en militantisme et en engagement sincère pour le bonheur des populations. Aussi voudrions-nous lancer un appel à la jeunesse pour qu’elle nous rejoigne dans notre démarche novatrice pour l’émergence des leaders politiques de demain. Les G. et F. offrent à tout un chacun l’opportunité de participer à une œuvre de modernisation de l’activité politique, de rénovation du débat politique et de régénération de la classe politique. Quoi de plus exaltant qu’un engagement désintéressé au service des valeurs de solidarité, d’intégrité et de dévouement à la cause du peuple. A l’issue de ce congrès, chaque militant du Parti Social Démocrate doit organiser, dans son entourage, une active campagne d’explication de notre programme politique et des conclusions de nos travaux. Elargir les bases du Parti constitue désormais le principal critère d’évaluation de notre engagement. Peu importe le moment de notre adhésion au Parti car l’ancienneté ne saurait servir de base à l’appréciation de nos performances politiques.

Camarades congressistes et chers amis,

Nous pouvons redonner l’espoir perdu à notre peuple. Nous en avons la capacité et les moyens. Nous en avons la volonté. Nul doute que la victoire sera à nous.

Je déclare ouvert le deuxième congrès ordinaire du Parti Social Démocrate. Vive le Parti Social Démocrate. Vive les G. et F. Vive l’Internationale Socialiste. Vive le Bénin

CONGRES DU PARTI SOCIAL DEMOCRATE

Allocution de Me Adrien HOUNGBEDJI Président du PRD

Monsieur le Président du PSD, Cher Bruno, Messieurs les membres du Bureau Exécutif du PSD, Monsieur le Président Nicéphore D. SOGLO et Mme Rosine VIEYRA-SOGLO, Messieurs les Présidents des partis politiques ou alliances de Partis ici présents, Mesdames et Messieurs les Députés, Mesdames et Messieurs les Maires et autres élus locaux, Mesdemoiselles, Mesdames, et Messieurs les congressistes, Chers amis,

C’est avec un plaisir immense que Je conduis en personne, ce samedi 8 Août 2009, la délégation du Parti du Renouveau Démocratique (PRD) à l’ouverture du Congrès du PSD.

Monsieur le Président, Cher Bruno, C’est bien évidemment une marque de sympathie, de fraternité, le témoignage de la vieille amitié qui nous lie personnellement mais qui, au-delà de nos personnes, lie depuis près de 20 ans, nos partis et nos collaborateurs respectifs.

Mais, Monsieur le Président, Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs les congressistes, ceci est plus qu’un témoignage de fraternité. Comme vous vous en doutez, j’ai voulu réaffirmer, devant vous, mon attachement et mon intérêt pour l’œuvre oh combien inédite que nous avons commencé à la veille des élections législatives de Mars 2007. Inédite parce que généralement dans notre pays, c’est autour de la marmite que les gens se regroupent munis e cuillère et de louche … et nous en avons encore l’illustration.

Il y a 18 mois, le 12 mars 2008, au stade de l’Amitié, ce grand rassemblement de la classe politique pour dire « non à la dictature, oui à la démocratie ». Sept (7) mois plus tard, à l’occasion de notre séminaire de rentrée politique, à Abomey-Bohicon, la dynamique d’union du meeting d’information publique du 12 mars a été consolidée.

Mais, mes chers amis, du Meeting du 12 mars 2008 au Séminaire d’Abomey-Bohicon de novembre 2008, qu’avons-nous dit ? Qu’avons-nous fait ? Et quels engagements avons-nous surtout pris pour nos formations politiques, pour nos concitoyens et surtout pour notre pays ?

Au palais des sports de Cotonou, le 12 mars 2008, la Renaissance du Bénin (RB), le Parti Social Démocrate (PSD) ; le Mouvement Africain pour la Démocratie et le Progrès (MADEP), le Parti du Renouveau Démocratique (PRD) conscients de leurs responsabilités et animées par le souci de préserver les acquis démocratiques, la paix et l’unité nationale, ont procédé à une analyse approfondie de l’état du Pays plusieurs mois après l’élection du Président YAYI.

Nous avions affirmé, que même si l’alternance politique intervenue en avril 2006 a suscité un immense espoir dans tout le pays, à peine deux ans après, le désenchantement et la désillusion ont gagné les Béninois.

Nous avions constaté que la situation nationale était alors de plus en plus préoccupante ; nous avions observé plusieurs entraves à la consolidation de la démocratie, des manquements graves aux règles élémentaires de la bonne gouvernance et de l’assainissement des finances publiques, ainsi que dans la gestion des grands dossiers de l’Etat.

Cette perception que nous partagions déjà sur la gestion de notre pays nous a permis d’entrevoir et d’imaginer l’avenir ensemble. Le séminaire de rentrée politique d’Abomey-Bohicon en a été le cadre. Qu’avons-nous dit et qu’avons-nous fait à Bohicon ?

Eh bien, à Bohicon, nous nous sommes résolus à travailler à la constitution d’un front commun de concertation pour la sauvegarde de la démocratie et l’avènement d’un changement qualitatif réel qui garantisse à tout béninois, ses droits et son bien-être ;

A Bohicon, nous nous sommes également résolus à continuer inlassablement à conjuguer nos efforts et à cultiver sans relâche la dynamique unitaire à laquelle adhère notre peuple, pour la réalisation à moyen terme, d’une alternance démocratique au sommet de l’Etat.

Mes chers amis, réunis à Bohicon, nos cadres nous ont recommandé de nous organiser désormais pour proposer à terme au peuple béninois un projet de société commun qui réponde à ses aspirations au plan économique et social et surtout qui consolide d’avantage nos acquis démocratiques.

Ce message fort d’Union auquel adhère une immense majorité de notre peuple, a été bien accueilli par nos différentes formations politiques, au point que ce message a été approprié par beaucoup d’autres partis politiques. Nous avons fait plus qu’ « un léger progrès ».

Et malgré les pronostics pessimistes voire catastrophiques, nous sommes restés unis et déterminés. La raison en est très simple : ce qui nous unit aujourd’hui est plus fort et plus important que ce qui nous a opposé par le passé. Le développement de notre pays et la sauvegarde de sa démocratie ne doivent pas souffrir des querelles antérieures. C’est ensemble que nous parviendrons à relever les défis qui se posent à nous a aujourd’hui.

C’est pourquoi, je pense que le sens de notre Union, Monsieur le Président, Cher Bruno, c’est la recherche constante de l’intérêt général. C’est notre devoir aujourd’hui, d’asseoir pour demain et de laisser en héritage à notre jeunesse une vie politique apaisée et normalisée.

Le sens de l’Union que nous construisons patiemment, c’est de valoriser la fonction politique et la place centrale des Partis politiques dans une démocratie représentative comme la nôtre.

Le sens de notre Union, c’est la volonté qui nous anime de réduire la balkanisation de la classe politique, la fragmentation des forces politiques, car c’est sur ce terrain que naissent et prospèrent non pas de vrais projets politiques mais plutôt les aventures et les mirages qui menacent l’idéal démocratique. Pour que prenne fin la course aux « oiseaux rares », il nous faut construire de grands rassemblements politiques à dimension nationale, structurés, expérimentés et portant une ambition collective.

La problématique du multipartisme intégral et de ses effets négatifs, ne peut être résolue par le seul recours à la révision de la constitution. Elle ne peut être efficacement résolue que par la volonté politique des forces politiques et sociales elle-même de s’unir. C’est ce que nous faisons.

Enfin, le sens de notre exaltant et très ambitieux projet d’union, c’est notre volonté de conjuguer nos efforts et nos atouts pour apporter une réponse aux préoccupations fondamentales des Béninois.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Mes chers amis,

Depuis, bientôt deux ans, nous avons plutôt tenu bon. Nous avons subi des secousses, nous avons connu des divergences, mais la conscience des enjeux nous a toujours rappelés à nos engagements premiers. Nous avons dû faire face à des malentendus, c’est vrai, mais sur l’essentiel nous avons toujours été en symbiose.

Grâce à la sagesse des uns et au dynamisme des autres, grâce à notre foi commune en l’Union et convaincus qu’ensemble, nous gagnerons, nous avons maintenu allumée la flamme de l’espoir.

En contemplant le chemin parcouru malgré les embuches et les incitations à la désunion, comment pourrait-on occulter la part très active qui fut, qui est et qui sera celle du Président Amoussou et des responsables et militants du Parti Social Démocrate dans le franchissement des obstacles. En effet, ce n’est plus un secret de dire que le PSD s’est investi sans relâche dans cette dynamique unitaire sous la houlette du Président Bruno Amoussou, dont l’éclairage et le courage nous ont assuré tout le long du parcours un leadership de qualité.

Permettez-moi de saluer sans distinction la force de conviction et la détermination de tous les Chefs de Parti membres de notre regroupement. Avec cependant une mention particulière pour le rôle déterminant que joue dans cette dynamique unitaire, le Président SOGLO qui nous a fait l’honneur d’être constamment à nos cotés, accompagné de Mme Rosine VIEYRA-SOGLO dont nous ne cesserons d’admirer le courage.

Je vous souhaite un bon Congrès. Je forme enfin le vœu que vos travaux contribuent à consolider et à conforter notre Union.

A toutes les militantes et à tous les militants du PSD, encore une fois merci et bon travaux.

Journal 24 HEURES AU BENIN 10/08/09
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Publié dans Politique nationale

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