Mauvaise posture pour le Changement
La coupe est déjà pleine et il faut la boire jusqu’à la lie. Ainsi, le ciel va bientôt tomber sur la tête des caciques du Changement. Accusés récemment d’avoir ostentatoirement confondu les caisses de l’Etat à leur propre poche, certains parmi eux ont été blanchis par la commission mise sur pied pour établir leur culpabilité ou non. Ainsi, le rapport de la commission Pognon transmis au chef de l’Etat lundi dernier, a disculpé le ministre François Noudégbessi. Mais la question qui se pose est de savoir si le chef de l’Etat est-il effectivement disposé à mener la vie dure aux corrompus, parce que tout porte à croire le contraire. Dans la mesure où, pour le seul dossier Cen-Sad, trois commissions d’enquête ont été sollicitées. La première qui est l’émanation du président de la République, selon les déclarations de la Haute Autorité n’a pu fournir un travail de qualité. Ce qui justifie a-t-on dit, la création de la commission Koupaki. Contre toute attente, il a été encore servi au peuple l’incapacité de celle-ci de situer clairement les responsabilités dans le dossier Cen-Sad. Raison pour laquelle la commission Pognon a été mise sur pied pour reprendre le même travail. Et sans surprise, les résultats de cette commission n’ont rien apporté de nouveau. Le fruit de leur travail n’a fait que refléter la position du gouvernement au profit des menus fretins ou des lampistes comme le dirait l’autre. Pourquoi le pouvoir n’avait il pas opté pour la solution de la justice après le travail de l’Ige si tant est qu’il tient à son impartialité dans ce dossier qui ressemble à un marché de dupes ? Alors qu’il y a des indices sérieux de culpabilité et que les faits sont établis, il a été délibérément choisi de ne pas transmettre le dossier au Procureur afin que les responsabilités soient situées.Certes la commission Stanislas Pognon a livré les fruits de son travail, mais le gouvernement n’est pas encore sorti de l’auberge. Le rapport n’est pas convainquant. La vérité n’a pas encore éclaté. Seule la justice pourra éclairer les Béninois dans ce débat qui commence à courroucer le peuple.
En attendant 2011 pour les sanctions à ce manquement, la terre tremble sous les pieds des caciques du Changement. Le compte à rebours vient donc de commencer.
Journal 24 HEURES AU BENIN 12/08/09
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