Affaire Cen-Sad: Yayi donne raison à Me Houngbédji

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Au cours de son dernier Conseil des ministres, le président Boni Yayi a instruit le ministre de la Justice de saisir les tribunaux contre les mis en cause dans l’affaire Cen-Sad, donnant ainsi raison au président du Parti du renouveau démocratique (Prd), Me Adrien Houngbédji.
Les faits donnent toujours raison aux hommes qui ont la tête sur les épaules. Quand le leader charismatique du Parti du renouveau démocratique (Prd), Me Adrien Houngbédji, disait qu’il faut confier le dossier Cen-Sad à la justice, certaines personnes mal intentionnées l’ont attaqué dans tous les sens. Aujourd’hui, le président Boni Yayi, après avoir perdu la boussole dans l’aboutissement dans cette affaire, est revenu sur la voie tracée par le leader des “Tchoco-Tchoco“. Il a décidé, comme l’a souhaité Me Houngbédji, de transmettre le dossier aux juges, après l’examen de la commission Pognon.
Cette nouvelle option du gouvernement montre que le président du Prd est un homme d’Etat avec une forte capacité d’analyse des faits. Il a montré qu’il peut faire une bonne gestion des affaires publiques à l’opposé du théâtre que les Béninois observent aujourd’hui au sommet de l’Etat. Il a été deux fois président de l’Assemblée nationale. Après huit ans d’exercice, il a laissé un héritage positif à la représentation nationale. Toutes les commissions d’enquête l’ont blanchi. Il a été aussi Premier ministre dans ce pays. Et jusqu’aujourd’hui, personne n’a révélé un seul dossier de malversation contre lui. C’est dire qu’il a fait de la bonne gouvernance son credo. C’est ainsi qu’il est très bien placé pour donner des leçons de gouvernance à ce pouvoir qui cafouille et cherche ses marques depuis plus de trois ans. Comme un homme recherchant des qualités, le président Boni Yayi peut banalement aller à son école pour acquérir de l’expérience. Ensuite, en tant qu’homme de droit, il sait de quoi il parle quand il s’intéresse aux dossiers de l’Etat. Donc, c’est tout un monument d’expériences dont il faut en profiter. Le peuple béninois, dans sa grande majorité, est en train de comprendre qu’on peut lui faire confiance.
Dès lors, il serait bon au chef de l’Etat de reconnaître que le candidat qu’il a battu au second tour de l’élection présidentielle est dense par son expérience. Désormais, les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) devraient réfléchir, avant de répondre à un homme de la trempe de Me Adrien Houngbédji. Ce n’est pas un signe de faiblesse de reconnaître que l’autre est plus fort que soi.

Wilfrid Babatoundé
Journal 24 HEURES AU BENIN 12/08/09
Publicité

Publié dans Politique nationale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article