Pressions politico-Evangéliques
L’un des grands points à retenir dans le rapport de la commission Kpognon est que le ministre Noudégbessi est innocenté dans l’affaire Cen-Sad. Avec cette conclusion favorable au ministre de l’Urbanisme suspendu, on est en droit de se demander si les pressions évangéliques et politiques n’ont pas eu d’influences sur les travaux de la commissionAux lendemains de la suspension du gouvernement du ministre Noudégbessi, des groupes politiques se sont mobilisés pour exprimer leur indignation de voir leur parrain subi ce sort. Les raisons évoquées par ces gens étaient que le chef de l’Etat en suspendant Noudégbessi aurait commis une injustice en cédant aux pressions de la rue alors même que le rapport originel, celui de l’IGE n’a pas évoqué sa culpabilité. Des mouvements politiques ont menacé le président de la République de lui retirer leur soutien pour rejoindre l’opposition s’il venait définitivement à exclure Noudégbessi.
En plus de ce lobbying politique, le chef du gouvernement a été confronté à la colère des évangélistes. Ces derniers ont considéré la suspension du ministre chrétien évangélique comme une hostilité, une ingratitude. Yayi avait même été accusé de vouloir rompre définitivement avec les évangélistes car, quelques jours après la suspension de Noudégbessi, il a limogé son directeur de cabinet civil, Nestor Dako évangélique également.
Est-ce que la crainte de perdre le soutien de ses évangélistes et celui des mouvements ayant défendu Noudégbessi a amené Boni Yayi à influencer la commission Kpognon ? En tout cas tout est possible car, le président de la République n’a pas caché que la commission Kpognon est influençable.
Rodrigue FASSINOU
Journal LE GRAND JOURNAL 12/08/09
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