La mouvance présidentielle et les suspicions
A moins de deux ans des élections générales de mars 2011, le climat n’est plus ni à la sérénité ni à l’entente cordiale au sein de la mouvance présidentielle. Au sein de la famille des forces coalisées qui soutiennent les actions du chef de l’Etat, c’est un climat de doute doublé de méfiance qui s’installe. Eclaboussée par les derniers développements de l’actualité nationale, la grande famille politique présidentielle ne sait plus où donner de la tête. On essaie vainement de sauver la face. Pour ce faire, on fait appel à certaines ressources humaines dont l’expertise est la nuisance. On sort de longs couteaux pour couper la palabre. Dans leur viseur, les ténors de l’alliance l’Union fait la Nation (Un). Cette mobilisation ne tient pas la promesse des fleurs. Le constat est là. La majorité des Béninois, pensant que le contrat avec le président Boni Yayi est un marché de dupes, continue de soutenir et de féliciter le courage de Un. Dans cet imbroglio, des proches du chef de l’Etat se demandent à quel saint se vouer. Surtout avec l’imminence du remaniement ministériel ou il est chuchoté le départ du gouvernement des érudits du Changement. S’il est vrai que tous autant qu’ils sont continuent de croire en la réélection de leur leader en 2011, il n’en demeure pas moins vrai que d’autres par contre, négocient déjà leur avenir politique avec l’opposition. Objectif visé : éviter toute surprise désagréable lors des joutes électorales qui viennent. Ainsi, les Fcbe, l’Umpp et Convergence 2011 constituent désormais un panier à crabes. Une situation que la Haute Autorité semble ne pas apercevoir. Il ignore que l’ennemi le plus dangereux n’est jamais loin de la chambre à coucher. A la confiance spontanée, succède de jour en jour une méfiance. Les gens ne se parlent plus normalement. Ils chuchotent, et ils se soupçonnent. Le climat au sein de la famille présidentielle est à ce point vicié que, à défaut d’être poussés à la porte, quelques ténors, et non des moindres, préfèrent, sur la pointe des pieds, quitter la pirogue avant qu’elle ne soit engloutie par les larves de la méfiance.Journal 24 HEURES AU BENIN 14/08/09
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