Bernard Davo sur Zone franche : « La reconduction de Bruno Amoussou est un non événement »
Le ministre Bernard Lani Davo était l’invité de l’émission «Zone franche» de Canal 3 du dimanche 16 août 2009. Entre autres sujets abordés, on peut citer le dossier Cen-Sad, le manque de réformes dans le secteur de l’éducation et le dernier congrès du parti social démocrate. A en croire Bernard Lani Davo, ce dernier point est un non événement.« Le dernier congrès du Psd qui a vu la reconduction de Bruno Amoussou est un pur folklore. Nous savons comment les choses se sont passées et le bureau mis sur pied. C’est l’une des raisons de mon départ du Psd… » Bernard Lani Davo ne comprend pas qu’étant exclu de la course pour la magistrature suprême, Bruno Amoussou ne veuille pas passer le témoin et donner la possibilité à la jeunesse Psd de démontrer de quoi elle est capable. Il a fait remarquer que presque tous les partis politiques dans notre pays, souffrent de ce mal ce qui ne permet pas une culture de militantisme au sein des formations politiques. Comme on devrait s’y attendre, le dossier Cen-Sad une fois encore a été débattu. En clair, Bernard Davo aurait souhaité que Bruno Amoussou passe le témoin après tant d’années à la tête du Psd. Bernard Lani Davo a balayé d’un revers de main les déclarations de Roger Gbégnonvi tendant à faire croire que le chef de l’Etat était bel et bien au courant de ce dossier. « Quand on est responsable, il se passe pas mal de choses dans votre dos. Vous signez des choses sans vous en rendre compte parce que vous faites confiance aux cadres. Mon directeur de cabinet ne peut pas me soumettre un dossier apparemment simple à signer et je vais me mettre à tout lire. Je regarde les paraphes et je signe. Parfois, on découvre des erreurs et on me demande à nouveau de reprendre la signature. Cela se passe lorsque les cadres sont honnêtes. Dans le cas contraire, cela reste tel. Pour le chef de l’Etat, c’est encore plus difficile parce que c’est tous les ministres à gérer. En tout cas, moi je crois vraiment à ce que le Président de la République a dit aux Béninois par rapport à ce dossier » dixit Bernard Lani Davo.
Beaucoup reste à faire dans l’éducation
Il a été également question des problèmes de l’éducation dans notre pays. La liste à ce niveau est bien longue : pénurie d’enseignants de qualité, de salles de classe, de laboratoires, d’équipements de toutes sortes. Pour le ministre Davo, il est important de voir d’où sommes nous partis pour mieux apprécier les efforts faits sous le changement. Il a cité le cas des lycées techniques agricoles qui sont maintenant dotés d’équipements modernes même si ce n’est pas en grand nombre. A en croire le ministre, beaucoup de collèges seront bientôt transformés en lycées ce qui permettra de régler le problème de manque d’équipements dans les laboratoires. Le ministre a aussi fait remarquer que l’essentiel n’est pas de construire des salles de classe, mais qu’il faut pouvoir les faire vivre. Une fois encore, il a exhorté les enseignants en voie de reversement dans la fonction publique à la patience parce qu’un travail est en train d’être fait avec le ministre Christophe Kint Aguiar. A le croire, 9.000 dossiers sont déjà presque traités sur les 17.000. Enfin, le cas des établissements secondaires privés qui ne déposent pas à temps les dossiers de leurs élèves candidats au Baccalauréat a été débattu. Des explications de Bernard Lani Vavi, il ressort qu’un travail doit être fait pour corriger une fois pour de bon cette situation. Il ne comprend d’ailleurs pas qu’on ait au moins 800 établissements secondaires privés contre 500 pour l’Etat. C’est une anomalie s’est-il exclamé.
Journal LA PRESSE DU JOUR 17/08/09
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