OPINION D’INTERNAUTE : Affaire CEN-SAD, à qui profite le crime ?
Produit à 100 francs au lieu de 10 francs, le supplément est pour qui ? En réalité, selon mes sources, quand le prix moyen est a 10 francs, l’entreprise a prévu de gagner comme bénéfice disons 4 francs. Quand elle surfacture, les 90 francs en supplément iront à tous les intermédiaires en grande partie et non forcément à l’entreprise. Dès lors, quand on va demander le remboursement des surplus à cette entreprise, demandera-t-elle aux cadres complices de rembourser leur part ? Demandera-t-elle au cercle politique de rembourser les frais de la marche de soutient à tel ou tel candidat, pour ne pas dire TEL, marche organisée dans son village ? Difficile. Le serpent pourrait bien finir par se mordre la queue.Commenté le 13 août 14:07, par Alladin
Lorsqu’une entreprise surfacture, c’est-à-dire lorsqu’elle met le prix de
Pour voir un peu plus sérieusement des solutions à ces pratiques que nous déplorons tous, je pense qu’il faut poursuivre et améliorer ce qui est déjà assez bien fait, et ne pas aller vers ce qui me semble, pour ma part, être des concepts purement financiers, qui ne tiennent pas compte de l’aspect socio-économique. Quand entre autres pistes de solutions à la corruption dans le système de passation des marchés notre ministre du Développement propose notamment le recours à des achats groupés, je suis inquiet. Le tissu socio-économique est surtout l’œuvre de micro, petite, et moyenne entreprise. Les organisations internationales en sont si consciente que pour leur approvisionnement, elles évitent, autant que faire ce peut, d’importer directement depuis leur siège, dans le souci de faire travail les PME locales.
Ma crainte dans la proposition de notre Ministre du Développement est de voir ce tissu de PME se dégrader sérieusement car l’État reste encore le premier client pour bon nombre. De plus, même les grandes entreprises nationales ne sont pas certaines d’y retrouver leur compte car nous avons très peu d’industrie. Ce qui veut dire que la quasi totalité des fournitures sont importés. Or les dispositions de l’actuel code des marchés font recourir à un appel d’offres international pour des montants supérieurs à 100 millions, sauf erreur de ma part. Dans ce cas de figure, les fournisseurs de ces grandes entreprises seraient donc autorisés à concourir : qui gagnera dans une compétition au moins disant entre le fournisseur et son revendeur ???
Je crois donc que cette piste doit être profondément revue.
Pour ce qui est une bonne idée, je pense qu’on doit au même Ministre Koupaki, le référentiel des prix. Ce document a montré une certaine efficacité, mais également ces limites. Je pense donc qu’il faut pour certaines fournitures l’améliorer, et pour d’autres trouver des moyens de rendre cela plus dynamiques et plus réalistes.
Cela reste une contribution, à moins que cela ne ternisse également l’image du Bénin à l’extérieur.
Journal 24 HEURES AU BENIN 17/08/09
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