''Comme je le pense'' Cécité gouvernementale

Publié le par MJPAC-ABT

La classe politique accentue de plus en plus la pression sur le chef de l’Etat. Après Me Adrien Houngbédji, le président du Parti du renouveau démocratique qui par deux fois a voué aux gémonies la gouvernance peu crédible du chef de l’Etat, c’est le tour du couple Soglo de stigmatiser sa façon de gérer. Le " talent " du magistrat dans le mauvais sens est en cause. Qu’a cela ne tienne !
Alors qu’on attendait de lui des prouesses sur le plan économique, politique et social, Boni Yayi a offert avec facilité une gouvernance où on ne vend que des illusions. En effet, depuis qu’il a pris le pouvoir il y a trois ans, son mode de gestion ne repose que sur une démarche approximative. Ce qui fait que, la misère du peuple est raffinée car, le chef de l’Etat ne fait que développer une pratique qui consiste à bâtir le pays à lui confié soit avec des matériaux pourris soit avec des matériaux qui n’ont de brillant que de surface.
De son virtuel projet de société, seul le programme de micro finance (et là encore sans l’aval des députés) se démarque de la politique de la tourbe. Tout cela est aux antipodes des idéaux du peuple béninois combien attaché aux valeurs de bonne gouvernance, de liberté et de démocratie. Admiratifs dans la foulée de l’élection présidentielle de 2006, les Béninois ont été déçus par la façon de faire du chantre du Changement.
Des profondes aspirations que le peuple voulait qu’il incarne, son manque de charisme et de clairvoyance une fois arrivé aux plus hautes charges de son pays, sans être formaté ont crevé l’œil. De plus, la clarté et l’opportunité des choix opérés par Boni Yayi nous indiquent sans ambages qu’il ne sait que d’où il vient. Là où il va et où il peut aller sont des énigmes.
En attendant 2011, certains compatriotes lui vouent un culte hypocrite. Malheureusement, le président de la République prend cela comme une carte blanche et refuse de rectifier le tir et de jeter par-dessous bord, les oripeaux. En dénonçant avec véhémence ses comportements et élans dictatoriaux, c’est que les professionnels de la chose politique qui sont opposés Boni Yayi, veulent que ce dernier cède un peu sur le terrain de son radicalisme.
Cependant, force est de constater que des différents coups de semonce afin que le chef de l’Etat change la monture de sa gouvernance n’ont rien pu faire puisque le pouvoir actuel n’arrive pas à brandir une petite fiche de consolation.
En continuant de surfer sur les excès de sa gouvernance, le pouvoir médiocre actuel est encore dans les nuages. Il ne s’est pas encore rendu compte que le peuple en 2011 ne peut être entraîné pour de nouvel arrimage car, le minéral qu’on voit sous son corset depuis trois ans ne rassure plus. Et c’est en cela que les rappels à l’ordre de la classe politique doivent permettre aux tenants du pouvoir de comprendre que quand on conduit un peuple, il faut lui montrer son avenir sans que le chef ne soit un vendeur d’Illusions.

Titus FOLLY
Journal LE GRAND JOURNAL 24/08/09
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Publié dans Politique nationale

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