''Comme je le pense'' Corruption : Pot de cauris, deniers publics

Publié le par MJPAC-ABT

Le Changement que Boni Yayi a impulsé depuis trois ans continue de rechercher son identité par rapport à la lutte contre la corruption. Mais à la lumière de l’excitation utile de la société civile ces derniers jours en ce qui concerne le projet de loi contre la corruption encore sous les rotules du tandem Yayi Nago, la triste singularité du régime Changement est là. Il s’agit de faire de la mousse afin de continuer à perpétuer le crime.
La société civile a fait réapparaître sur notre écran existentiel, le projet de loi sur la corruption et le blanchiment des capitaux, projet déposé depuis le 29 mars 2006 sur la table des députés par le défunt gouvernement Kérékou.
Cette veille citoyenne a eu le mérite de nous permettre de comprendre que Boni Yayi a abusé des Béninois. En effet, alors que son prédécesseur lui a déblayé le terrain en matière de lutte contre la corruption, trois ans de gestion après, on remarque dans la fente de l’esprit critique, que le gouvernement du Changement n’avait qu’un manuel idéal grotesque au sujet de la lutte contre la corruption.
Elu à 75 % par les Béninois, Boni yayi qui avait carte blanche pour demander aux députés de voter ce texte. a curieusement abandonné ce dossier pour une excursion à un moment où le soleil dardait ses rayons. Au lieu d’une simple pression sur l’Assemblée, le chef de l’Etat a préféré que de grosses gouttes de sueurs dégoulinent le long de ses vertèbres suite à sa fameuse marche.
Comme le monde n’est pas que comédie, deux ans après la marche de 2007, cette marche organisée avec en ouverture de bal le patron du Changement, marche ponctuée ensuite de séminaires et de décisions, cette option est devenue une ironie, une vilaine plaisanterie. Il ne fait plus de doute que la lutte contre la corruption tant prônée par le gouvernement du Changement à travers les marches frénétiques et autres théories développées sur fond de duperie n’étaient qu’une stratégie pour de grandes enjambées pour s’enrichir. La succession de scandales sous le régime du Changement démontre que tout était fait à destin. Ce n’est pas pour rien que le pot de cauris a été confondu à celui de deniers publics.
En son temps avec l’euphorie qui accompagnait chaque secousse du Changement, aucun Béninois n’a cru devoir établir tout au moins le passeport de la méfiance par rapport à cette agitation teintée de peu de rationalité et de logique. Comme le mal est déjà à quoi bon de voter encore ce texte quand Boni Yayi et ses sbires ont déjà un passif lourd en matière de mauvaise gestion ? Au lieu de faire pression sur lui afin que ce projet soit voté, qu’on les laisse perpétuer le crime parfait en 2011, ou règlera ses comptes.

TF
Journal LE GRAND JOURNAL 25/08/09
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Publié dans Politique nationale

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