Après la suspension de certains agents du Mef:Le Syntracef en grève de 48 heures dès demain

Publié le par MJPAC-ABT

Les militants du Syndicat des travailleurs de l’administration centrale des finances (Syntracef) ont maille à partir avec leur ministre de tutelle, depuis la suspension de certains de leurs camarades qui seraient impliqués dans le dossier Cen-sad. Pour eux, ce qu’ils considèrent comme une injustice doit être réparée. C’est pourquoi, ils décident d’une grève d’avertissement de 48 heures à compter de demain mardi 1er septembre.
Considérant le contenu du relevé n° O5/Pr/Sgg/Extra/Com du 03 Juillet 2009 portant essentiellement sur le compte rendu de vérification de l’exécution des commandes publiques d’équipements et de réalisation d’infrastructures passées dans le cadre du 10eme Sommet de la Cen-Sad ; Considérant le contenu du relevé n° 06/Pr/Sgg/Extra/Com du 10 Juillet 2009 consacre exclusivement pour connaître des résultats des travaux d’un Comite Ministériel mis en place pour faire des investigations complémentaires au Rapport de I’IGE au sujet de la réhabilitation du Centre International de Conférence et du Palais des Congres de Cotonou en vue de situer les responsabilités ;
considérant le contenu du relevé n° 07/Pr/Sgg/Extra/Com du 11 Août 2009 du Conseil Extraordinaire des Ministres convoque pour mieux situer les rôles et responsabilités des acteurs dans le processus du projet de réhabilitation du Centre International de Conférence et du Palais des Congres de Cotonou de la Commission Indépendante présidée par l’ancien Ministre Stanislas Kpognon ; considérant que la responsabilité du mode de passation, du choix des entreprises, des critères d’attribution des lots contenus dans le dossier d’Appel d’Offres soumis aux membres d’un comite de dépouillement n’incombe nullement aces derniers ;
Considérant qu’après l’ouverture des Offres, les membres d’un Comite de dépouillement ne peuvent plus décider de critères supplémentaires en dehors de ceux contenus dans le dossier d’Appel d’Offres, article 31 3eme alinéa du Code des Marches Publics ;

Considérant que les travaux de dépouillement ont été valides par la Direction Nationale des Marches Publics ;

Considérant les décisions portant suspension de certains travailleurs aux motifs de :

« Laxisme dans le dépouillement et la réception lies aux travaux de réhabilitation du Centre International des Conférences et du Palais des Congres sous réserve des vices caches alors que les insuffisances étaient visibles et notoires ». Considérant que ces décisions en leur article 2, précisent que les solde et accessoires des intéresses sont suspend us al’ des allocations familiales ; Considérant les allégations inexactes contenues dans le Rapport de I’IGE dues a sa méconnaissance professionnelle des procédures de passation des marches publics en vigueur au Benin ;

Considérant que cette non maîtrise de la procédure a conduit a ne pas bien situer les responsabilités pourtant évidentes, qui par conséquent a amené a prendre des décisions erronées a l’encontre des mis en cause ; Considérant que dans l’opinion publique, les agents du Ministère des Finances sont présentés comme ceux ayant vole des deniers publics et que leur syndicat tente de les disculper.

Par conséquent, les travailleurs du Ministère de l’Economie et des Finances protestent :

- contre les décisions arbitraires et injustes à l’encontre de leurs militantes et militants ;

- dénoncent les contre-vérités contenues dans le Rapport de I’Ige qui vi sent a protéger les vrais coupables dans le dossier de la Cen-Sad en général et en particulier le volet N°3 concernant le Cic et le Pc.

Décident d’une grève d’avertissement de 48 heures pour compter du Mardi 1 er Septembre a OOH au Mercredi 02 Septembre 2009 a minuit, pour exiger du gouvernement et du Ministre de l’Economie et des Finances en particulier : 1- de rapporter purement et simplement les décisions ainsi querellées a l’encontre des mis en cause ;

2- la formation adéquate dans le Centre de Formation de I’ Administration Centrale des Finances de tous les agents mis a la disposition du Ministère pour une parfaite maitrise de la procédure d’exécution des dépenses pour leur propre défense ;

3- le règlement définitif de la situation des informaticiens et des chauffeurs du Ministère.

En tout état de cause, la non satisfaction de ces revendications, qui découle de la première exigence, entrainera des conséquences dont seul le Gouvernement sera responsable des déconvenues désagréables engendrées aux usagers de notre Ministère. Cotonou, le 26 août 2009.

Ampliation :

MEF

Pour le bureau exécutif du Syntracef,

Le Sécrétaire général
Laurent Métongnon

Journal LE MATINAL 31/08/09
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Publié dans Politique nationale

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