Le sort de Boni Yayi scellé
Au moment où la mouvance présidentielle peine à retrouver sa sérénité d’antan, l’opposition non déclarée s’organise pour mieux affronter les prochaines consultations électorales. Ainsi, les leaders des formations politiques qui forment le G4 et Force-clé, conscients de l’enjeu, ont déployé les grands moyens pour officialiser leur alliance ‘’Union fait la nation’’. Une façon pour eux de mettre la troupe en ordre de bataille afin d’éviter toute surprise désagréable de dernières minutes. En baisse de popularité, le leader du Changement, probable candidat à sa propre succession aura d’énormes difficultés pour se faire réélire. Mais pour parvenir à ses fins, il usera de subterfuges pour déstabiliser le groupe. C’est de bonne guerre. Nous sommes sur un terrain politique et il n’y a aucune place pour les néophytes. L’enjeu étant grand, seuls les professionnels en la matière pourront dire leur mot. De ce fait, des dispositions doivent être prises de part et d’autres afin de ne pas laisser des séquelles dans ce combat qui prend, depuis quelques mois l’allure d’un choc de gladiateurs. 2011 constituant une étape décisive de la démocratie au Bénin, ni l’opposition ni la mouvance présidentielle ne voudront jouer les seconds rôles. C’est donc fort de cela que Me Adrien Houngbédji, Nicéphore et Léhady Soglo, Séfou Fagbohoun, Idji Kolawolé, Bruno Amoussou, Lazare Sèhouéto et autres caciques de l’opposition ont opté pour l’officialisation de l’Union fait la nation. Ce faisant, la probabilité de fissure au sein du groupe sera trop mince comme le font croire certains marchands d’illusion. Si les ténors des formations politiques hostiles à la gouvernance du régime du Changement dite opposition non déclarée concrétisent leur rêve, la messe sera dite pour le président Boni Yayi. Ses ambitions pour la présidence seront réduites. Les 75% qu’il avait réalisés au second tour de la présidentielle 2006 iront vers le candidat de l’Union fait la nation. D’abord il connait en ce moment une fin de mandat agitée sur fond de déception de part et d’autre. Dans le rang des mécontents du système Yayi, on note les vrais acteurs du Changement qui sont délaissés au profit des ouvriers de la 25ème heure et ceux qui ont opté pour un véritable changement mais qui sont déçus par la politique de deux poids deux mesures érigée en mode de direction au sommet de l’Etat. Ensuite, le score réalisé par la Haute autorité n’est pas de son propre chef. Il a obtenu les 75% de 2006 grâce au soutien des leaders qui animent aujourd’hui l’Union fait la nation à l’exception du président Adrien Houngbédji. Ce qui fait dire que le sort du chef de l’Etat est désormais scellé par l’Union fait la nation.Journal 24 HEURES AU BENIN 02/09/09
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