''Comme je le pense'' Ces intellectuels de Convergence 2011
L’un des mouvements en appendice au pouvoir du Changement ne cesse d’innover. Il s’agit de Convergence 2011. Après sa procession avec l’héritage des 49 ans d’indépendance du Bénin à travers un débat public qui a eu lieu le 25 juillet dernier, cette fois-ci, le même mouvement a développé une théorie d’attachement, attachement au Changement déjà en congé depuis deux ans. Mais au lieu de choisir un monde populacier pour l’endoctrinement, Convergence 2011 a choisi une cible d’intellectuels pour entretenir la confusion.En effet, à défaut de retoucher cette œuvre trop imparfaite qu’est le concept de Changement, une œuvre qui n’est ni dans la vapeur, ni dans le gaz, ni dans les tables tournantes, les sbires du régime ont opté d’échanger avec des intellectuels à l’heure de l’éclipse des illusions pour les Béninois. En effet, à l’annonce de l’auditoire, nombre d’observateurs se sont demandés qui sont ces intellectuels ?
Entre ceux qui ont l’esprit critique, la rectification des frontières entre les concepts et les slogans et ceux qui n’ont plus la dignité comme couleur sur la trogne, un simple exercice d’observation a permis de tout décanter. C’est la dernière catégorie qui a accepté de se faire berner. On est pas surpris d’ailleurs de les voir. Ces intellectuels se sont alliés au pouvoir de Boni Yayi depuis 2006. Malgré qu’ils soient sous le bouclier, ils ont leur compte en matière de promotion, de positionnement, de dividendes et de privilèges.
De ce fait, que cette catégorie d’intellectuels que nous avons vue lors de cette rencontre soit fidèle au régime en place et à ses idéaux n’est plus une surprise. Depuis que le Changement traîne des boulets, la barricade ne permet plus de discerner sous l’ère Yayi qui fait quoi où et quand. C’est pour cela qu’il faut faire recours à un appareil plus petit et plus répandu qu’on appelle : "le guichet" pour voir qui prend les prébendes.
C’est pourquoi en parlant d’intellectuels et en entretenant l’amalgame, c’est tout comme si nous sommes dans un jeu de cirque où les petits garçons et les tambours font le décor même si les deux ne jouent pas le même rôle. Entre ceux qui continuent d’être brillants au petit déjeuner et les braves, c’est-à-dire les vrais intellectuels qui montent à l’assaut du populisme du Changement et de son fard, il y a une différence.
Contrairement aux intellectuels qui sont avec Boni Yayi, les vrais ne sont pas grêlés quand il s’agit des grandes promesses de bonheur du régime actuel. Au moment où les autres montrent pattes blanches pour une faculté d’en jouir, l’aptitude à résister devient le principe cardinal des réfractaires. Ils le sont face aux manifestations d’ostracisme et antidémocratiques de l’Etat FCBE/UMPP, dont les promoteurs n’ont rien d’autre à offrir au peuple, que le double langage, la délation, la gestion calamiteuse des dossiers de l’Etat.
Face aux déviances du pouvoir de Boni Yayi, les vrais intellectuels travaillent d’arrache pied pour braver les obstacles en vue d’apporter une réplique à la mesure des aspirations et sollicitations du peuple béninois. Avant qu’il ne soit tard, les autres au lieu de continuer à s’abreuver aux idéaux déphasés du Changement, ont tout intérêt à ne plus rester indifférents à ce combat et à cette dynamique qui ne se préoccupe pas des nombreuses opportunités et prébendes du Changement.
Journal LE GRAND JOURNAL 07/09/09
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