Découpage territorial et élection de 2011 : Le parlement face à un nouveau dossier sensible
Le parlement ouvre bientôt au mois d’octobre sa session budgétaire. Mais en marge de l’étude et du vote du budget, il y a d’autres sujets dont le nouveau découpage territorial. L’enjeu des élections qui suscite moult polémiques ne permettra pas de voter de si tôt cette loi qui peut être risque d’être retardé s’il doit bousculer assez d’intérêts.La première idée rattachée au projet de loi sur le découpage territorial est le contentement de plusieurs localités par le gouvernement. D’autres qui n’ont pas été érigées en chef-lieu de département manifestent d’ailleurs pour refuser leur rattachement à telle ou telle localité. Mais au-delà de cette réalité, il y a bien le partage de l’électorat qui est rattaché à ce processus. Et c’est ce qui risque de compliquer la tâche au parlement. Le découpage territorial tel qu’il se présente aujourd’hui a donné lieu à la création de plusieurs circonscriptions électorales dont ont déjà tenu compte les hommes politiques pour asseoir leurs fiefs. Toute bousculade de ce schéma aujourd’hui pousse les hommes politiques dans une incertitude dont plusieurs ignorent l’issue. Cette nouvelle situation sera certainement le nœud gordien dans l’étude de cette loi. Car, pour certains déjà, on voit la volonté du gouvernement de démanteler des bastions électoraux. D’ailleurs, on ne remarque encore aucun grand mouvement autour du sujet parce que beaucoup de gens réfléchissent par petits groupes et cherchent vraiment comment modifier des parties ou empêcher toute destruction de leur électorat constitué à coup d’argent depuis des années. Beaucoup sont préoccupés par ce sujet qui pourrait à jamais mettre un terme au séjour d’actuels députés au parlement en 2011. On en déduit aisément que la programmation de ce dossier fera couler assez de salive au parlement. Et il est à craindre que le dossier tarde à être voté ou ne soit pas voté du tout, si tant est qu’il bouscule assez d’intérêts. A partir du présent dossier, le Bénin entre ainsi dans la phase préparatoire pour les élections de 2011. Car, s’il doit y avoir Liste électorale permanente informatisée (Lépi), il doit tenir compte des départements. A partir de cet instant, le parlement béninois n’est pas loin d’entrer dans une tourmente avec la session prochaine qui ouvre la voie aux tractations vers les élections présidentielles et législatives de 2011.
Guy Constant Ehoumi
Journal LA PRESSE DU JOUR 07/09/09
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