Présidentielle de 2011 : Pierre Osho, virtuel candidat des populations du plateau d’Abomey

Publié le par MJPAC-ABT

Après le rendez-vous manqué de 2006, l’ex-ministre d’Etat du président Mathieu Kérékou n’a plus le droit de refuser l’appel de ses compatriotes pour les élections présidentielles de 2011. C’est ce qu’ont bien voulu lui rappeler le samedi 5 septembre dernier les populations de Djidja, de Zogbodomey, d’Abomey, de Bohicon et d’Agbangnizoun qui se sont données rendez-vous à la maison des jeunes de Bohicon.
Elles ont bravé la pluie pour honorer ce rendez-vous historique. Elles étaient venues d’Agbangnizoun, d’Abomey, de Djidja, de Zogbodomey et bien entendu de Bohicon pour la même cause : appeler le ministre Pierre Osho à se présenter aux élections présidentielles de 2011. Sur les banderoles déployées pour la circonstance, on pouvait se faire une idée des raisons qui ont poussé ces populations à porter leur choix sur ce grand compagnon de lutte du président Mathieu Kérékou. Pour les populations d’Abomey, d’Agbangnizoun, de Djidja, de Zogbodomey, et bien entendu de Bohicon, le ministre Pierre Osho incarne un idéal qui s’organise autour des valeurs d’intégrité. « Nous populations d’Abomey, d’Agbangnizoun, de Djidja, de Zogbodomey, de Bohicon…comptons sur ton intégrité, tes qualités d’homme d’Etat et de patriote pour gérer autrement le Bénin », pouvait-on d’ailleurs lire. Les messages qui ont été prononcés au cours de ce meeting dans une ambiance de fête entretenue par l’artiste Somadjè Gbèsso et les femmes du culte «Iyalodé» ne se sont d’ailleurs pas écartés de cet idéal. « Nous avons compris et nous sommes aujourd’hui convaincus que Pierre Osho est la pierre qui pourra permettre au peuple béninois de construire une citadelle nationale solide et durable », a dit, M. Gildas Abidji au nom de la jeunesse de Bohicon, de Djidja, d’Abomey, d’Agbangnizoun partageant la même vision politique et de développement que Pierre Osho. « Homme intègre, rigoureux, patriote… Pierre Osho dispose aujourd’hui de l’expérience d’un véritable homme d’Etat pour mettre fin à l’improvisation dans la gestion des affaires de la République, au pilotage à vue, à l’hypocrisie et à la corruption au sommet de l’Etat », a dit M. Abidji qui voit d’ailleurs en lui quelqu’un qui peut mettre son pragmatisme au service de la construction du Bénin. Baba Guèdègbé Adjaho qui intervenait au nom des sages ne dira pas le contraire. Il a lancé un appel patriotique aux fils et filles du Danxomè et à l’ensemble du peuple béninois afin qu’ils se dressent comme un seul homme pour : arrêter la supercherie, mettre fin à la destruction de l’unité nationale construite par les présidents Nicéphore Soglo et Mathieu Kérékou. Et constituer autour de Pierre Osho la force politique qui rendra l’avenir du Bénin confiant et radieux, constituer avec la même personnalité comme locomotive, la force tranquille qui conduira la Nation béninoise sur les rails du progrès et de la modernité. « Pierre Osho est notre candidat et nous ne ménagerons aucun effort pour qu’il soit élu en 2011 », a-t-il ajouté par ailleurs.
Par anticipation à ceux qui s’interrogeront sur le fief politique sur lequel Pierre Osho peut compter, Baba Guèdègbé Adjaho n’a pas donné sa langue au chat : « Le fief électoral, la base électorale de Pierre Osho, c’est le territoire national tout entier, dans l’infinie diversité de ses régions géographiques, du Nord au Sud, et de l’Est à l’Ouest, dans le pluralisme des sensibilités politiques qu’il saura fédérer harmonieusement dans un esprit consensuel novateur, fécond et dynamique, pour le mieux-être du peuple béninois ». Voilà qui situe donc les uns et les autres. C’est dire donc qu’en 2011, il faudra bien compter avec Pierre Osho.

Le regard critique sur le bilan du changement
« Nos aïeux ont laissé dans la mémoire collective du monde les traces qui font de nous un peuple épris de liberté, de dignité et de justice, un peuple intelligent, fier et patriote profondément attaché à son unité et fermement résolu à assumer la plénitude de son grand destin national.  Nos anciens Présidents, Emile Derlin Zinsou, Nicéphore Soglo et Mathieu Kérékou ont gardé haut ce flambeau de fierté, de l’unité et de la dignité nationale. Aujourd’hui, la nation béninoise est en déconfiture et notre peuple déboussolé car, son aspiration légitime au changement a été usurpée par un groupe d’opportunistes inexpérimentés, arrogants et prétentieux ». Tel est le regard critique que porte Baba Guèdègbé Adjaho sur le bilan des trois ans du régime du changement. Pour lui, « Le malheur de notre Nation provient moins des errements et des improvisations de ces nouveaux dirigeants que du silence des anciens, sages, patriotes et autres dignes fils du pays ». C’est pour cette raison d’ailleurs qu’il a exhorté les uns et les autres à ne pas laisser les tenants de l’empirisme et de l’amateurisme politiques et autres fossoyeurs de l’économie nationale, avoir raison du labeur et de la sueur du peuple.

Affissou Anonrin
Journal LA PRESSE DU JOUR  07/09/09
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Publié dans Politique nationale

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