Dégradations précoces de la voie Sèhouè-Bohicon : Le ministre Armand Zinzindohoué à la barre
Les populations de Sèhouè, de Massi, de Zoukou, de Cana, de Zogbodomey et de Bohicon sont mécontentes du régime du changement. L’état de égradation très avancée dans lequel se trouve l’axe routier Sèhouè-Bohicon est la raison de leur mécontentement. Au bout de leurs lèvres, un seul nom est cité : c’est le ministre Armand Zinzindohoué.Circuler aujourd’hui sur l’axe routier Sèhouè-Bohicon relève d’une gageure. Après seulement un an, cette voie qui est l’une des plus fréquentée du Bénin est en état de dégradation avancée ce que ne cessent de dénoncer ses usagers. De Sèhouè à Bohicon en passant par Massi, Hlagba, Zoukou, Cana, Zogbodomey, les usagers ne souffrent que le martyre. En dehors des nombreux cas d’accidents, on enregistre de plus en plus de pannes des à l’état de la voie. Dans la seule journée du samedi 5 septembre 2009, sur le parcours de cet axe routier, on a dénombré au moins neuf véhicules immobilisés à cause de la crevaison de leurs pneus. « Les pannes de véhicules sont maintenant fréquentes avec l’état de la voie », confirme d’ailleurs un riverain rencontré au niveau de Hlagba. Plus loin à Zoukou, c’est l’arrêt obligatoire pour tous les véhicules. Il faut en effet bien apprécier l’état du trou qui coupe la voie en deux avant de s’engager sinon, bonjour la crevaison. Sur cet axe routier qui a pourtant fait l’objet de réfection récemment, il n’y a pas un pas sans nid de poule. On ne les évite plus d’ailleurs de peur de finir dans un ravir. On choisit de tomber dedans avec précaution. Ce calvaire vécu par les usagers de cette voie au nombre desquels on compte les populations des localités de Sèhouè, de Massi, de Zoukou, de Hlagba, de Cana, de Zogbodomey et de Bohicon déchaîne déjà la colère. Et au bout de toutes les lèvres, c’est le nom du ministre Armand Zinzindohoué qui est cité. Au moment où on réfectionnait cette voie, il assumait en effet les fonction de ministre en charge des T.P. Plus d’une fois, il a effectué des descentes sur le terrain pour voir l’état d’avancement des travaux qui ont été achevés l’année dernière seulement. Comment une fois réfectionnée à plus d’un milliard de F Cfa cette voie ainsi peut aussi se dégrader aussi rapidement ? Voilà la question que se posent les populations riveraines qui entendent mener une action pour se faire entendre du Chef de l’Etat qui malheureusement survole la voie en hélicoptère. Pour ces populations, des comptes doivent être demandées au ministre Zinzindohoué. Voilà qui s’ajoute donc aux grognes qui s’enflent déjà au sujet de cet axe routier.
Affissou Anonrin
Journal LA PRESSE DU JOUR 07/09/09
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