Agitation politique nationale : L’Undp se démarque de l’Union de la majorité présidentielle plurielle
La confusion qui règne ces derniers temps au sein du parti «Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès» (Undp), mérite d’être clarifiée. L’honorable Léon Ahossi, Vice-président de ce parti, entouré de militants, des membres fédéraux et élus communaux de l’Undp, a entretenu samedi dernier la presse nationale et internationale sur la position de son parti. Selon lui, il est à retenir simplement que l’Undp se démarque clairement de l’Union pour la majorité présidentielle plurielle (Umpp), mise sur pieds pour conduire Boni Yayi à une réélection en 2011. Les violations répétées et délibérées par certains membres des articles des statut et règlement intérieur de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès, pourront être la source du dysfonctionnement qui s’observe au sein du parti que préside actuellement M. Jean-Claude Codja. En tout cas, à la lumière de la conférence de presse animée samedi dernier par l’honorable Léon Ahossi et ses camarades légalistes à l’Infosec à Cotonou, il apparaît que la plaie est profonde. D’abord, dira le vice-président du parti, c’est un communiqué de presse datant d’Avril 2009, qui viendra semer la confusion au sein des militants en annonçant la démarcation de l’Undp par rapport aux prises de position du G13. Pour l’honorable Léon Ahossi, c’est dangereux de conduire le parti de cette manière sans l’avis du conseil des sages, encore moins, la décision du Bureau exécutif national qui, à la lecture de l’article 44 des statuts, est habilité à donner son quitus, puis, orienter le conseil national ou le congrès qui viendra entériner. Puis, le 16 mai dernier, ce sont des protagonistes qui sont allés signer au nom du parti, des documents relatifs à l’Union de la majorité présidentielle plurielle. Selon les légalistes de l’Undp, « seuls les textes que nous nous sommes donnés doivent être notre boussole et notre référence », ont rappelé l’honorable Léon Ahossi et ses hommes. Pour le vice-président de l’Undp, il y a violation de l’article 37 des statuts du parti qui souligne que « toutes décisions d’alliance ou de fusion de l’Undp avec un ou d’autres partis relèvent de la compétence du Congrès, à défaut du Conseil national. Et tout manquement à cette disposition de l’article 37 est frappé de nullité par les dispositions de l’article 52 du règlement intérieur » Enfin, ce qui fâche davantage les légalistes de l’Undp, c’est la farce à laquelle jouent certains membres du Bureau politique national, allant même jusqu’à engager le parti sur des fronts incertains. Pour l’honorable Léon Ahossi, d’abord la démarche est bancale, surtout lorsqu’on se réfère au mandat du Bureau qui a déjà expiré. Ensuite, connaissant l’idée machiavélique qui anime ceux-là, il se refuse d’accepter l’aplatissement de l’Undp, qui selon lui, n’a rien obtenu en contre-partie de l’engagement de ses militants qui ont soutenu en 2006, le programme de gouvernance du Dr Boni Yayi.
Des clarifications
La nomination déclinée de l’honorable Léon Ahossi dans le gouvernement du changement, les tractations avec le chef de l’Etat, la concertation interne avec les protagonistes du parti, la présence de Mme Anne Adjaï Cica membre de l’Undp au sein du secrétariat de l’Umpp ont été entre autres, les préoccupations des professionnels des média. Face à ces interrogations, le vice-président de l’Undp n’a pas mâché ses mots. S’il a refusé cette nomination, c’est que la procédure a violé les textes. D’adord a-t-il avoué, « je ne répondais pas à ce profil, vu que j’avais avant moi des cadres du parti plus expérimentés et mieux outillés qui pouvaient répondre à la sollicitation du Président de la République, si et seulement si celle était la décision du conseil national » S’agissant des rencontres avec le chef de l’Etat, l’honorable s’offusque de dire qu’il n’y a rien de sérieux à retenir. Pour lui, dès lors qu’il y a violation des textes, aucune procédure de débauchage ne pourra aboutir. Et c’est la raison qui l’a amené à dénoncer la position ambiguë qu’occupent certains membres du parti qui estiment qu’ils pourront toujours se servir de l’Undp comme échelle pour atteindre leurs objectifs politiques inavoués. Face d’ailleurs à toutes ces agitations entretenues sciemment pour manipuler l’opinion publique, le vice-président du parti n’a pas manqué de confirmer que l’Undp ne se reconnaît pas dans l’Union pour la majorité présidentielle plurielle, avant de parler de la possibilité pour son parti d’aller aux prochaines élections avec son candidat, s’il arrivait que cela soit la volonté du congrès national.
Denis Magnidet
Journal LA PRESSE DU JOUR 07/09/09
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