‘' Comme je le pense'' Bulle d'air

Publié le par MJPAC-ABT

La lyre et les cymbales du gouvernement après un mois de congé ont retenti pour annoncer un changement de cap. Si l’on s’en tient aux propos du ministre Victor Topanou, porte parole de l’exécutif, après les réformes macroéconomiques, l’exécutif s’attellera davantage au quotidien des Béninois.. Pourquoi ce changement de cap ?
En effet, le président de la République est depuis deux ans en difficulté sur le plan politique. La preuve, c’est que le grand comptoir qu’il a installé pour enregistrer les ténors de la scène politique qui roulent pour lui ne fonctionne pas. Il fallait trouver une solution de contournement. Dribbler la classe politique qui l’empêchait de rendre audibles ses concepts déphasés comme " émergence " et " coprospérité " pour parcourir la distance de l’oreille à la bouche des Béninois. A 18 mois de la prochaine présidentielle, cette option mérite qu’on s’y attarde.
Depuis la prise des rênes par le gouvernement du Changement, ce dernier au lieu de gérer rationnellement le pays et ses ressources par des méthodes appropriées, a voulu employer de la géométrie. Il se fait malheureusement que la gestion d’une Nation ne se fait pas sous l’impulsion d’une politique à équidistance. Résultat, cette façon de gérer a montré toutes ses limites.
Les Béninois qui ne connaissaient que par les oreilles " la coprospérité " et qui ont compris sous la houlette de la classe politique responsable que ce n’était que du vent, se sont désolidarisés du Changement. Pourtant une campagne électorale précoce et effrénée qui est entrain de détruire l’édifice de paix et d’harmonie au Bénin, a débuté depuis trois ans pour la même cause.
En réalité, l’annonce du ministre Topanou n’est qu’une stratégie du pouvoir pour persister dans l’erreur alors que l’échec cuisant de sa politique sociale est là. En disant qu’il va s’occuper davantage du quotidien du Béninois, le gouvernement Yayi demeurera toujours sur fond de campagne, un joueur déterminé qui prend tout le monde comme un jeton.
C’est tout le contraire des espérances du peuple qui sait que le salut de la patrie n’est pas synonyme d’approximations soudaines et merveilleuses. Cette fois-ci et pour le reste de son mandat, ce jeu n’aboutira qu’à la croix du mort sur le front en 2011.
Il ne peut d’ailleurs en être autrement pour un peuple qui a souhaité et réclamé de grandes mains habituées au porte-monnaie. Mais comme on n’a pas eu le porte-monnaie mais une plume qui sait écrire à merveille les concepts, même en état de calme en 2011, les marionnettes ne peuvent dépasser le maître, qui est ici le peuple souverain.
Quand bien même on fait par intérêt des briques au patriarche pour rassurer ses enfants que la fondation de la maison est solide, sa progéniture finir par faire la différence entre un pouvoir qui s’ennuie du bien et cherche et trouve le mal. S’occuper du quotidien des Béninois n’empêchera pas le lustre de s’effacer lentement. Le quotidien des Béninois pour activer la dernière phase de la campagne précoce pour 2011 n’est qu’une agitation de l’esprit qui n’aboutira à rien.

Titus FOLLY
Journal LE GRAND JOURNAL 143/09/09
Publicité

Publié dans Politique nationale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article