Crise à la commission politique de supervision de la Lépi : Le Pnud inquiet offre sa médiation aux parties en conflit
La crise qui secoue actuellement la Commission politique de supervision de la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée et du Rena retient l’attention des bailleurs de fonds. Hier, Mme Nardos Békélé Thomas du Pnud, Chef de file de ces bailleurs de fonds, a rencontré les parties en conflit pour ramener la balle à terre. Cela n’a pas empêché Timothée Gbèdiga, Gabriel Tchocodo et Léon Comlan Ahossi de poser les conditions de leur retour.La Commission politique de supervision de la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée est en crise depuis le jeudi 10 septembre dernier. Trois députés membres de l’Alliance «Union fait la Nation» désignés pour siéger au sein de cette institution avaient mis un terme à leur participation aux activités de cette structure chargée de conduire le processus devant conduire à la réalisation du Rena et de la Lépi. Timothée Gbèdiga, Gabriel Tchocodo et Léon Comlan Ahossi ont, dans une longue correspondance, saisi les présidents de l’Assemblée Nationale et de la Cour Constitutionnelle pour relever les entraves à la bonne marche de la mission qui a été confiée à la Cps. L’honorable Epiphane Quenum, président de la Cps, avait été mis à l’index dans cette correspondance. Cette situation autour de laquelle se sont cristallisées toutes les attentions a commencé par inquiéter les bailleurs de fonds qui appuient le Bénin dans la réalisation de la Lépi. Le Chef de file de ces bailleurs de fonds qu’est le Pnud a dû initier hier mardi 15 septembre 2009 une rencontre pour écouter les protagonistes de cette crise. Epiphane Quenum, Timothée Gbèdiga, Léon Comlan Ahossi, Gabriel Tchocodo et les autres ont donc répondu à l’appel de Mme Nardos Békélé Thomas, représentante résidente du Pnud au Bénin. Au cours des échanges, Mme Nardos Békélé Thomas a plaidé pour que la balle soit ramenée à terre. L’honorable Epiphane Quenum, Superviseur général de la Commission politique de supervision du processus devant conduire à la réalisation du Recensement électoral national approfondi (Rena) et de la Lépi était obligé de faire profil bas. Mais cela n’a pas empêché les contestataires de poser les conditions de leur retour au sein de la Commission pour participer aux travaux. Ils ont, entre autres, exigé que tous les actes qui ont été pris en leur absence soient déclarés nuls et de nul effet. Ils ont également souhaité que l’honorable Epiphane Quenum s’engage à conduire le processus dans le respect des textes et des recommandations prescrites par la loi.
Déjà dans la lettre qu’ils ont adressée à l’honorable Epiphane Quenum le 10 septembre 2009, ils ont exigé la convocation d’une plénière qui permettra d’évaluer le fonctionnement de la Cps et de remettre en bon ordre les méthodes et procédures devant la régir et dont les termes essentiels se trouvent consignés dans la loi et dans le règlement intérieur adopté. Ils ont en effet demandé que : la Mirena, dont les membres ont déjà prêté serment et qui a déjà été installée, jouisse immédiatement de la plénitude de ses attributions, conformément à la loi et que la Cps ne continue pas de se substituer à elle ; que l’ensemble des dossiers de candidatures recueillis dans les conditions scabreuses soit transmis à la Mirena afin qu’elle gère l’opération de recrutement conformément aux règles en vigueur ; que les articles 3, 9, 10 et 14 du Règlement Intérieur de la Cps soient strictement respectés afin que ses membres se réunissent régulièrement et délibèrent sereinement sur les questions importantes, pour que nous évitions que s’établisse un pouvoir discrétionnaire et partisan ; que le Superviseur Général et tous les membres de la Cps se rendent contrôlables et que l’obligation de compte-rendu dans les détails et par écrit devienne la règle pour tous.
Affissou Anonrin
Journal LA PRESSE DU JOUR 16/09/09
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