Spéculation et pénurie de ciment: La ministre Christine Ouinsavi interpellée

Publié le par MJPAC-ABT

Depuis quelques jours, plusieurs dépôts de ciment sont vides et les quelques uns qui disposent encore de quelques paquets font de la spéculation.
Pour acheter un paquet de ciment aujourd’hui, il faut prévoir entre 4.500 et 5.000 FCfa. La tonne coûte 90.000 FCFA et plus. Les quelques points de vente de cet élément important dans la construction de bâtiments qui en possèdent encore font de la spéculation. Car, au niveau des sources d’approvisionnement, le produit n’est pas disponible. Selon les opérateurs rencontrés, cette pénurie qui a conduit à ces agissements des vendeurs est due au fait que leurs camions ont été bloqués à la frontière de Hilacondji pour des raisons douanières. Selon ceux-ci, le gouvernement avait procédé à une exonération sur le produit à cause de certains chantiers qu’il avait ouverts. Mais depuis quelques mois, cette exonération a été levée sans qu’ils ne soient informés. Aujourd’hui, leurs camions ont été bloqués alors qu’ils n’ont même pas les moyens qu’il faut pour effectuer le dédouanement. De ce fait, plusieurs chantiers ouverts par les populations tournent au ralenti pour manque de ciments à travers le pays. In facto, maçons, carreleurs, peintres, staffeurs, menuisiers et autres acteurs de la chaîne de construction des bâtiments sont mécontents et oisifs. Car, il n’y a pas de ciment pour travailler sur les chantiers. Or, les entrepreneurs et les propriétaires ne veulent rien entendre si ce n’est la livraison de leurs ouvrages dans le délai. À cause de cette situation qui les fait réfléchir, ceux-ci sont obligés d’aller vers les dépôts qui détiennent encore quelques paquets. Profitant de la situation et de l’affluence de la clientèle, les gérants de ces points de vente profitent pour augmenter exagérément les prix de vente. Ne sachant à quel saint se vouer, ils sont obligés de subir. Et cela se passe sous la barbe de la ministre en charge du commerce Christine Ouinsavi qui n’a encore rien fait de concret jusque-là pour soulager les populations qui sont à bout de souffle.

Isabelle AHOUNOU
Journal 24 HEURES AU BENIN 17/09/09
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Publié dans Politique nationale

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