Crise à la Cps-Lépi: Les jeunes G et F déculottent Quenum et les Fcbe

Publié le par MJPAC-ABT

Les jeunes de la coalition G4, G13 et Force-clé ont donné hier une conférence de presse au siège du Parti social-démocratie (Psd) à Cotonou. La situation à la Commission politique de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cps-Lépi) était au cœur des échanges. Les manœuvres politiciennes du superviseur national de la structure, Epiphane Quenum, ont été décriées avec des détails plus approfondis. Par cette sortie médiatique des jeunes de l’opposition, l’opinion publique a compris qu’il y a un vaste complot contre le peuple et sa démocratie à travers les dérives de M. Quenum soutenu par les éléments du pouvoir en place, à qui profite naturellement le crime. Tout le montage du Changement contre la transparence des prochaines élections a été démontré au public béninois. Cette conférence de presse des jeunes G et F est l’une des premières actions de l’opposition contre les machinations de Epiphane Quenum et des Fcbe. Dans les jours à venir, il y en aura d’autres plus musclées, si M. Quenum n’arrête pas le complot qu’il dirige contre le pays. Lire leur déclaration

DECLARATION DE LA J-UN AU SUJET DE LA CRISE A LA CPS¬-LEPI Les élections sont au coeur de la démocratie. Celle-ci est fondée sur le pluralisme politique, et exige que la dévolution du pouvoir se fasse dans le cadre d’élections concurrentielles. Les règles organisant cette concurrence doivent viser à assurer la transparence et donc l’authenticité du suffrage. C’est à cette fin que le législateur a souhaité que l’instrument majeur de ces élections qu’est la liste électorale, fasse l’objet d’un minimum de consensus politique et social. Malheureusement, aujourd’hui au Bénin, ces principes sont sacrifiés au profit de la forte volonté hégémonique et unidirectionnelle du Gouvernement et de son chef.

On constate avec amertume que le changement que les Béninois ont tant souhaité par le vote massif en mars 2006 n’a dure que le temps d’une illusion. Plus rien ne semble arrêter le pouvoir-Fcbe dans sa marche inexorable vers l’ensevelissement de la démocratie béninoise acquise de haute lutte. En effet, après les nombreuses attaques dont notre démocratie fait l’objet depuis bientôt quatre ans, le parti-Etat et ses alliés, adeptes de la pensée unique et du monolithisme politique sont désormais décidés à lui porter le coup de grâce à travers un vaste complot visant à pervertir le processus de réalisation de la Liste Electorale Permanente Informatisée.

L’acte 1 de cette machination a consisté au remplacement du représentant élu de la société civile à la Commission Politique de Supervision (CPS) par un serviteur du régime avec la bénédiction du Ministère en charge des Relations avec les Institutions et l’onction jusqu’à ce jour de la Cour Constitutionnelle, en dépit du recours du Front des Organisations Sociales pour la LEPI (FORS- LEPI).

L’acte 2 a été la cooptation du représentant de I’ ordre des Avocats qui s’est éloigné du rôle tampon qui devrait être le sien entre les différentes forces politiques en prenant fait et cause pour l’Etat-Fcbe ¬Umpp.

La cerise sur le gâteau est la cynique partition jouée par Epiphane Quenum depuis la mise en place du cadre législatif à l’assemblée nationale jusqu’au rôle déterminant qu’il joue désormais au profit du régime dans la gestion de la CPS- LEPI/RENA. Et comme il fallait s’y attendre, ces accointances malsaines observées entre certaines composantes de cette Commission et le Consortium Fcbe-Quenum ont fini par mettre à mal le fonctionnement régulier de l’institution devant encadrer le processus de réalisation consensuelle de la LEPI et du RENA. En témoignent les actes parfois solitaires, parfois cavaliers, pris par le Superviseur Général Epiphane Quenum dans le cadre de la mise en place de la Mission de Recensement National Approfondi (MIRENA) et du recrutement des agents cartographes et des superviseurs. Le résultat en est la sélection fantaisiste et partisane des collaborateurs extérieurs chargés de la collecte des dossiers de candidature ; les compétences ont été ainsi sacrifiées au profit de la concussion politique. De même, les recrutements opérés pour l’installation des membres des structures techniques, à savoir la Coordination nationale de la cartographie censitaire (CNCC), le Centre national de recensement (CNR) et le Centre national de traitement (CNT) ont été effectues dans une totale opacité. Le comble, c’est le choix unilatéral, personnel et intéressé des mairies et des individus chargés de réceptionner les dossiers des candidats agents cartographes et superviseurs par Epiphane Quenum avec la complicité de Hélène Aholou Kèkè et de Domitien N’Ouémou, tous députés Fcbe. Que dire des dossiers de candidature de l’Ouémé-Plateau que Hélène Aholou Kèkè s’est permis de garder dans son bureau à l’Assemblée nationale pendant plus d’une semaine au-delà de la clôture officielle du dépôt.

Il aurait suffi d’installer les Commissions communales de supervision (CCS) pour recevoir localement les dossiers et les acheminer au siège de la CPS.

Ces actes soulèvent plusieurs interrogations à savoir : Pourquoi avoir commencé à procéder de manière solitaire et unilatérale au recrutement des agents cartographes et superviseurs alors que cela est du ressort de la MIRENA aux termes de l’article 41 de la loi n° 2009¬-10 du 13 mai 2009 ? Les raisons d’urgence souvent évoquées suffisent-elles pour violer la loi et passer outre le consensus nécessaire autour d’un acte aussi important pour notre démocratie ? Pourquoi initier des rencontres c1andestines des membres de la CPS au détriment des réunions formelles prévues par le Règlement Intérieur ? Voilà autant de faits qui nous inquiètent et nous font douter de la volonté du pouvoir-Fcbe de réaliser une LEPI transparente, consensuelle et crédible. Ces faits interpellent l’opinion publique nationale et internationale, notamment les citoyens épris de paix, de justice et de démocratie, toutes les forces sociales et politiques ainsi que les partenaires au développement. En tout état de cause, nous militantes et militants de la JEUNESSE UNIE POUR LA NATION, résolument engagés dans la promotion et le renforcement des acquis de la Conférence des forces vives de la Nation de février 1990, invitons le Peuple béninois à rester vigilant et mettons en garde les fossoyeurs de la démocratie contre toute tentative de déstabilisation du Bénin.

Vive la J-UN ! Vive l’Intergroupe politique G et F ! Vive le Bénin ! Que Dieu nous garde !

Journal 24 HEURES AU BENIN 18/09/09
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Publié dans Politique nationale

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