BROUILLE AU SEIN DU CONSEIL COMMUNAL DE KOUANDE : Entre velléités Tchanéistes et offensives Yayistes
Ça brouille, s’embrouille et grognes depuis quelques semaines au sein du conseil communal de KOUANDE. Le conseil communal de la deuxième capitale Bariba subit les secousses d’une gestion équivoque des affaires publiques locales sur fond de bataille politicienne sous-marine entre Bio Tchané et Boni Yayi.C’est autour de l’attribution du marché d’achat d’un véhicule de fonction au maire et de cinq motos au personnel de la mairie sans oublier le projet d’électrification rurale des villages de KEDEKOU, TIKOU, SEKOGOUROU, RIAROSSON, GOUFANROU et PAPATIA et le conseil communal de KOUANDE, la deuxième capitale Bariba, est en ébullition. Une ébullition qui est a atteint son point culminant avec une menace de destitution du maire Georges Bouko brandie par son premier adjoint IDRISSOU FATAOU et certains conseillers. Une descente suivie d’une enquête approfondie sur le terrain permet de faire la part des choses. Car dans le fond technique du dossier, il est important de souligner le non respect, le maire Georges Bouko, de la procédure d’attribution du marché public par apport à l’achat du véhicule de fonction et des motos du service au profit des agents administratifs. En effet, vu que le marché dépassait dix million, il devrait être question d’un appel d’offre ouvert. Mais il se fait qu’en lieu et place de cette procédure régulière, l’autorité communale a préféré la procédure de gré à gré. Par contre pour le projet d’électrification rural des six villages, au regard du protocole d’accord liant la mairie de Kouandé, les associations villageoises d’exploitation d’énergie solaire et la société Wévona, les recoupements faits montrent à suffisance qu’il s’agit d’une cabale politicienne monté contre le maire Georges Bouko, histoire de peindre de noir sa gestion. Mais s’il faut situer les responsabilités par rapport à la violation de la procédure d’attribution du marché d’achat de véhicule de fonction et des cinq motos, le premier adjoint au maire ne peut clamer une quelconque innocence. En effet il convient de reprocher à Idrissou Fataou son absentéisme suspect pendant deux mois de la mairie surtout qu’il est le président du comité d’attribution des marchés. En vérité, au regard des versions développées par les protagonistes, il apparait que le premier adjoint au maire a usé de ses qualités de juriste pour mettre en mal la gestion du maire Georges Bouko afin de le destituer. Ce qui n’est pas de nature à promouvoir le développement local. Ainsi, si dans l’attribution des marchés gré à gré en violation des normes en matière de finance publique peut être reproché au maire GEORGES BOUKO, il n’en demeure pas moins que son premier adjoint au maire Fataou Idrissou est aussi complice de cette gestion d’autant qu’en tant que président des comités d’attribution des marchés, il aurait réagit plus tôt au lieu de laisser l’adversaire se noyer parce qu’on vise un bonus politique égoïste. Mais en réalité, tout peut se comprendre vue l’effervescence politique dans la commune de Kouandé dans cette avant-veille de la présidentielle de 2011.
BATAILLE RANGEE ENTRE DEUX CAMPS
Kouandé est sous les feux d’artifice d’une pré campagne précoce de la présidentielle de 2011. Et le conseil communal est devenu le théâtre des opérations politiques avec en toile de fond une bataille rangée entre deux blocs qui se dispute hégémonie aux grand-dames du développement local. En tout cas, la fièvre électorale a déjà franchit la normale dans cette deuxième cité batonnu ou tout sauf l’objectivité et les attentes du bas peuple se compte au nombre des priorités. En réalité, au-delà des arguments brandit par les uns et par les autres au sein des deux camps en confrontation en cette avant-veille de la présidentielle de 2011, l’ambition dissimulée reste et demeure la conquête d’un électorat quasiment pris en étau entre partisan du chef de l’Etat et ceux de ses opposants embarqués dans le navire Tchanéiste. Dans ces circonstances, il est difficile d’asseoir les bases d’un débat objectif sur la gestion d’un conseil communal dans lequel les FCBE comptent 11 conseillers contre 8 pour le camp adverse. Mais les leaders des deux camps en confrontation ne se présentent plus.
Les leaders des deux blocs
Les ténors FCBE de Kouandé sont entre autre Gabriel Ousmane Moussa, Directeur Général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale Ibrahim Souleymanne, Secrétaire Général du Gouvernent, Aboubakar Mama Sirou, ex-Administrateur délégué du complexe Textile du Bénin et Ali Barassounon, Directeur départemental Atacora / Donga du plan. Ces leaders FCBE ont pour vis-à-vis Abdoulaye TOKO ancien Directeur Général de la SONAPRA, Charles TOKO journaliste émérite et patron du groupe de presse « LE MATINAL » Baparapé Aboubakar, ancien député à l’assemblé National sans oublier un ancien Ministre du régime du changement aujourd’hui membre d’une Institution de la République. Voilà la composition des leaders des deux camps qui s’attirent sur le terrain politique de la commune de Kouandé dans la perspective de la présidentielle de 2011. Ainsi, les leaders FCBE sont acquis au maire Georges Bouko pendant que ceux du bloc Tchanéiste se veulent favorables au premier adjoint Fataou Idrissou. Chaque camp va désormais de sa stratégie et de ses manœuvres pour dénoncer les appétits voraces et aux petits pots de vin dans la gestion des maigres ressources de mairie de Kouandé dans le seul dessein de dérouter le camp concurrent. C’est ainsi que chacun s’emploi à brandir de fallacieuses preuves contre l’autre.
Marc David MOLLI
Journal L'EVENEMENT PRECIS 17/09/09
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