Détention illégale du maire de Dangbo : Son collectif d'avocats exige sa libération
Libéré le mercredi 23 septembre dernier par le juge, le maire de Dangbo séjourne toujours à la prison civile de Porto Novo par la volonté du régime. C’est pour dénoncer cette violation des lois de la République que le collectif des avocats de Clément Gnonlonfoun a écrit aux différents magistrats concernés pour exiger la libération du maire illégalement retenu en prison.Une semaine jour pour jour que le maire de Dangbo, Clément Gnonlonfoun devait recouvrer sa liberté si le ministère de la Justice ne s’y était opposé par le biais du procureur de la République de Porto-Novo.
Alors qu’après l’audience qui a débouché sur sa mise en liberté par le juge, Gnonlonfoun était retourné à la prison civile de Porto-Novo pour remplir les formalités et récupérer ses effets, un coup de fil vint interdire sa sortie de la maison d’arrêt sous prétexte que le procureur a interjeté appel. Cette décision a tôt fait d’amplifier et d’étayer la théorie du complot politique contre le maire.
On n’en était là quand le ministre porte parole du gouvernement au cours de sa sortie médiatique jeudi 24 septembre 2009 a précisé que dans le cas d’espèce, le juge n’a pas un délai pour trancher cette affaire. Il faut comprendre par là que le maire peut demeurer éternellement en prison.
Face à la violation des droits du maire libéré mais illégalement et injustement gardé en prison ; conscients des menaces que constituent pour la démocratie, les droits de l’Homme et la sécurité juridique dans notre pays, le collectif des avocats pour la défense du maire Gnonlonfoun a décidé de ne pas croiser les bras.
Ainsi a-t-il écrit à la présidente de la Cour d’appel, au procureur général près la Cour d’appel, à madame la présidente de la chambre d’accusation ainsi qu’au procureur de la République du tribunal de première instance de Porto-Novo pour demander de mettre fin à la détention abusive de leur client d’une part et d’enrôler le dossier d’autre part.
Selon les avocats du maire, s’il est du droit du procureur de la République de faire appel, il ne lui appartient guère de maintenir l’officier d’Etat civil en détention dans la mesure où il ne s’agit d’un cas de flagrant délit et que dans le cas d’espèce, seul le juge d’instruction en a la compétence.
A suivre
Ecrit par Romain L. KIKI
Journal LE GRAND JOURNAL 30/09/09
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