« Comme je le pense » Un chef perdu dans l'univers

Publié le par MJPAC-ABT

Les grandes promesses de bonheur du régime du Changement pour le peuple béninois où sont-elles ? Le chef de l’Etat qui ne faisait rien à part la prétention de bien faire vient d’être sommé par le Fonds monétaire international par les acquis des travailleurs octroyés de manière anarchique. Que fera le président Yayi entre l’attitude grêlée du FMI et l’aptitude des partenaires sociaux à exiger les promesses à eux faits ?
Ces derniers jours, le phénomène de revendications est davantage criard. Tout porte à croire que c’est même une éruption par-dessus le fardeau de fagots. Le chef de l’Etat a d’ailleurs ces derniers temps consacré son " précieux temps " aux bras séculiers de l’administration.
C’est ainsi qu’il a reçu la semaine passée le syndicat des trois ordres de l’enseignement. Objectif, empêcher que la rentrée scolaire et académique 2009 -2010 ne se présente avec des rides sur le ventre. Pour cela, il faillait à tout prix trouver un modus vivendi, un terrain d’entente avec les différents acteurs du système éducatif avant le fatidique rendez-vous.
Mais à peine a-t-il fini de négocier avec les trois ordres que déjà Issè Iko qui est toujours en patrouille syndicale au nom du Synaprim lui a promis l’enfer en cas de non satisfaction de sa plate forme revendicative.
Mais le comble, c’est que les agents de santé qui n’ont pas besoin de rentrée, ont obligé le chef de l’Etat à " rentrer " dans la perspective de ce qu’on appelle en temps de crise, le fléau des gens occupés.
C’est ainsi que le chantre du Changement est contraint de prêter attention aux revendications des travailleurs de la santé qui menacent de ne plus utiliser leurs bistouris.
On en était là quand l’institution de Bretton Woods, qui n’aime pas les paiements démesurés et des primes fantaisistes aux fonctionnaires sans aucune réglementation vient d’imposer au gouvernement Yayi, un format hardi de conduite. Comme on connaît la façon de faire du vieux négociant traitant qui est passé ici lors du fameux Programme d’ajustement structurel des années 1980, le gouvernement devra faire une croix sur sa promesse fallacieuse d’améliorer l’environnement social marqué, ces dernières années, par un malaise matérialisé par la détérioration de la qualité de la vie.
Que fera t-il entre l’injonction du FMI et les revendications des partenaires sociaux ? Difficile s’annonce la tâche qui attend le président Yayi contraint de passer par les fourches caudines du Fonds monétaire international et de voir la rue s’animer en cette fin délicate de mandat.

Ecrit par Titus Folly
Journal LE GRAND JOURNAL 30/09/09
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Publié dans Politique nationale

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