Rapport du FMI sur le Bénin : Yayi, Koupaki et Lawani accusés

Publié le par MJPAC-ABT

S’il faut situer les responsabilités par rapport à la faillite économique du régime du Changement, le président Boni Yayi, le ministre d’Etat, Pascal Koupaki et l’ex ministre des Finances, Soulé Lawani sont appelés à s’expliquer.
Ils sont solidairement responsables de la faillite économique qui sévit actuellement au Bénin, faillite qui a été stigmatisée par le Fonds monétaire international. Ces responsables sont le chef de l’Etat, le ministre d’Etat Koupaki et l’ex argentier national. Revue de troupe des mis en cause.
Détenteur du pouvoir exécutif, le président de la République au titre de l’article 54 de la Constitution est également le chef du gouvernement. Il détermine et conduit la politique de la Nation, exerce le pouvoir réglementaire et est l’ordonnateur. Mieux, fort de cette disposition constitutionnelle, les ministres chargés de l’exécution de certaines décisions doivent contresigner avec le président de la République.
Au regard de cette omnipotence, le chef de l’Etat semble être le premier responsable du fiasco économico financier auquel est confronté notre pays. Sans tenir compte de ses fulgurances de financier développeur et analysant seulement sur la base de la Constitution, sans son avis, les nombreux dysfonctionnements tels que les dépenses extrabudgétaires, les dépenses publiques fantaisistes ne pouvaient avoir lieu.

Quant à Pascal Koupaki aussi bien son passé de ministre des Finances dès l’avènement de Changement que sa posture actuelle de ministre d’Etat, chargé de la coordination de l’action gouvernementale, du Plan, de la prospective, du Développement et de l’évaluation de l’action publique ne plaident pour lui.

En délaissant son passé et en se focalisant sur ses attributions actuelles de métronome de l’équipe gouvernementale chargé de veiller sur les équilibres financiers et de faire des choix fondamentaux structurels à moyen et long terme, il lui incombait donc d’éviter les dérapages. Mais que s’est-il passé pour qu’on en arrive là ? Pourquoi a-t-il laissé faire le président Boni Yayi qui a conduit le pays à la banqueroute ? Silence coupable ou complicité ? On ne peut passer sous silence sa part de responsabilité dans la mauvaise gestion qui a caractérise le pays en trois ans.

De son côté, Soulé Mana Lawani, l’ex ministre des Finances a certes déjà payé un lourd tribut pour avoir été débarqué du gouvernement sur le dossier des primes fantaisistes, un dossier peu convaincant quand le gouvernement a avancé qu’il n’a pas mis au courant le chef de l’Etat. Même si on ne doit tirer sur une ambulance, l’histoire le rattrape. En deux ans en tant que ministre des Finances et de l’économie, d’où la responsabilité de suivre les entrées et les sorties en vue de l’amélioration des finances publiques et de la compétitivité globale et sectorielle de l’économie, il a failli lamentablement.

Les dérives budgétaires les plus exécrables dans un pays sérieux ont été observées sous sa tutelle. Conséquence, le renforcement de la stabilité macroéconomique comme l’a annoncé le chef de l’Etat à sa prise de pouvoir, renforcement qui devait favoriser un cercle vertueux de croissance pour le Bénin ne s’est pas réalisé. La situation financière et économique du Bénin actuellement, situation fustigée avec véhémence par le Fonds monétaire international interpelle également Soulé Mana Lawani.

Ecrit par Titus Folly
Journal LE GRAND JOURNAL 01/10/09
Publicité

Publié dans Politique nationale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article