Installation manu militari du Ca de Tohou: Le Psd prêt à en découdre avec Yayi
L’installation par la force, vendredi dernier, du chef d’arrondissement de Tohou dans la commune de Lalo, par le préfet des départements du Mono et du Couffo, était au cœur de la sortie médiatique du Parti social-démocrate (Psd) à son siège à Cotonou, le même jour. Ses responsables ont affiché leur détermination à combattre les dérives du gouvernement du président Boni Yayi.« Lalo ne tombera jamais dans les griffes des Fcbe ». C’est ce qu’a déclaré ce vendredi, le député Gabriel Tchocodo, membre du Parti social-démocrate (Psd), au cours de la conférence de presse donnée par son parti sur les manigances du gouvernement à Lalo. A cet effet, le secrétaire général du Psd, Théophile Montcho, a donné des clarifications sur le problème. Il a fait comprendre qu’à la suite d’une saisine de la Cour suprême par les militants-Fcbe (Forces cauris pour un Bénin émergent), le siège du militant-Psd, Apollinaire Houénou alias ‘’Allèvi’’ a été invalidé au profit de la mouvance à Tohou où il n’y a qu’un siège à pourvoir. Selon lui, le conseil communal a procédé à l’installation de l’élu Fcbe, Dieudonné Vodounou, conformément aux textes et voulu prendre des dispositions sécuritaires, avant l’installation du nouveau chef d’arrondissement. « Après plusieurs lettres de pression et menaces par téléphone, le préfet des départements du Mono-Couffo, se trompant d’époque, a adressé au maire de Lalo le 21 juillet 2009, la lettre n°3/926/Pdm-C/Sg/Stccd le mettant en demeure de faire procéder dans un délai de deux semaines à la désignation par le conseil, de M. Dieudonné Vodonou comme chef d’arrondissement de Tohou », a déclaré M. Montcho. C’est dans ces circonstances que « des militants-Fcbe sont allés saccager les locaux de la mairie en scandant des slogans hostiles et menaçant la vie du maire. Le maire, présent sur les lieux à leur arrivée, a dû prendre ses dispositions pour échapper à son assassinat au moment où le commandant de brigade de Lalo a refusé de lui envoyer des forces de sécurité pour le protéger », a souligné le conférencier principal, Théophile Montcho. Dans cette confusion, selon le Psd, le préfet des départements du Mono-Couffo, par arrêté n°3/99/Pdm-C/Sg/Stccd portant désignation du chef d’arrondissement de Tohou dans la commune de Lalo, a franchi le rubicond en désignant en lieu et place du conseil communal, Dieudonné Vodonou comme chef d’arrondissement, en toute violation des textes en vigueur. En effet, selon l’article 5 de la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin, « le chef d’arrondissement est désigné par le conseil communal en son sein, au tant que possible parmi les conseillers communaux élus sur la liste de l’arrondissement concerné. Cette désignation est constatée par un arrêté du maire qui installe le chef d’arrondissement dans ses fonctions… », En conséquence, le Psd dénonce avec véhémence le silence coupable du chef de l’Etat et ses propos tenus lors de sa rencontre du jeudi 1er octobre 2009 avec les préfets, décide de combattre l’élan dictatorial et suicidaire du préfet des départements du Mono-Couffo. Il dénonce la complicité du gouvernement et de son chef dans la gestion de cette affaire, car dans la commune de Doglo par exemple, après la reprise des élections, les chefs d’arrondissements de Doglo-Tota et de Dévé n’ont pas été installés par le préfet du fait qu’ils soient du Psd. Le Psd rend le préfet, le gouvernement et le chef de l’Etat responsables des conséquences qu’enregistreraient une nomination et une installation forcée par le préfet, du chef d’arrondissement de Tohou dans la commune de Lalo et prend à témoin les forces vives de la Nation et la communauté internationale quant au comportement à double vitesse du gouvernement et du chef de l’Etat dans l’application des lois et règlements du pays. « En tout état de cause, le parti social-démocrate se réserve le droit de mobiliser tous ses militants et de réagir à tout moment qu’il juge utile pour les protéger contre les dérives d’un gouvernement nostalgiques des périodes de dictature déjà révolues dans notre pays ».
Cécile Agossa
Journal 24 HEURES AU BENIN 05/10/09
Publicité