Affaire vol de 4 milliards à la Boa-Bénin: ça sent un deal...

Publié le par MJPAC-ABT

"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous feront blanc ou noir", a dit Jean de La Fontaine. C’est ce qui a actuellement cours dans l’affaire vol de 4 milliards à la Boa-Bénin et qui ne veut pas prendre fin ne serait-ce que pour permettre à la victime de jouir de ses dûs. Statu quo sur statu quo plus volontairement qu’involontairement, c’est à cela que se résout l’affaire de vol de 4 milliards de Sadrollahi par la Boa-bénin et que la commission Tankpinou n’a pu contribuer à sa résolution. Le silence qui s’est emparé de cette affaire semble ne pas arranger les choses. C’est à croire que l’on veut protéger des gens au détriment d’autres qu’on est prêt à conduire à l’autel des sacrifices. Si tant est que des gens ont à cœur le développement du Bénin, cette affaire devrait normalement être résolue depuis des années vu tout ce qu’elle engendre comme pertes pour le pays. Et tout ceci, Boni Yayi n’est pas sans le savoir. De plus, le garde des sceaux ne conduit pas le dossier comme cela se doit car 4 milliards sont peu pour qu’on laisse cela constituer un blocus pour l’émergence de notre pays. Tout ceci parce qu’on est en train de dire que le Dg de la Boa-Bénin, Paul Deraumeaux, est un ami de Boni Yayi ; ce qui aux yeux de la population, milite au fait que l’homme d’affaires iranien ne puisse pas rentrer en possession de son argent. En effet, si des gens croient que la principale et seule victime de ce vol ou plutôt escroquerie à haut niveau est l’homme d’affaires iranien Sadrollahi, ils se trompent. En tant qu’homme d’affaires, Sadrollahi appartient à un réseau d’investisseurs qui se soutiennent et n’aiment en aucun cas que l’un d’eux soit victime de quelle supercherie que ce soit. C’est en cela que l’on mesure les graves répercussions que cette affaire de 4 milliards a sur notre pays. Pour preuve, il y a les courses de Yayi à travers le monde entier pour faire venir des investisseurs étrangers au Bénin et qui ne rapportent rien. Si certains se plaisent fouler le sol béninois, ils ne se permettent pas de revenir pour y investir un sou afin qu’ils ne subissent pas la même arnaque que leur compère iranien Sadrollahi et qui n’a rien à envier aux actions des guymen. Tant que le président de la République ne s’impliquera pas personnellement dans cette affaire, il aura beau courir à 2, 4 voire 5 pieds, mains et tête y compris, aucun investisseur ne ferait le saut périlleux vers le Bénin. C’est à lui de tout faire et d’instruire le garde des sceaux pour que le peuple béninois puisse enfin respirer et connaitre l’épilogue de cette affaire qui n’a fait que trop couler de salive et d’encre. Au cas contraire, le développement du Bénin sera renvoyé aux calendes grecques. Et c’est donner raison à cet homme qui se plait à dire avec un air sérieux, vous qui croyez au développement du Bénin, vous vous trompez car le Bénin n’est pas fait pour se développer.

Journal LE BENINOIS LIBERE 06/10/09
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Publié dans Politique nationale

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