En attendant le retour au bercail de l’avion présidentiel

Publié le par MJPAC-ABT

avion presidentiel garage europe« Un avion ne vieillit pas, il a besoin d’entretiens périodiques, voire réguliers ». Ces mots, sont ceux du chef d’Etat major des forces aériennes, le colonel Camille Mitchodjèhoun, hier matin dans la salle de conférence de l’Etat major des forces aériennes, lors de sa conférence de presse, pour éclairer le public sur la situation de « l’avion présidentiel » en check C en France.
Le colonel, chef d’Etat major des forces aériennes, officier pilote de formation s’est « élevé pour faire face » aux hommes et femmes des médias autour de trois grands axes. L’historique d’acquisition de l’aéronef, ses caractéristiques et les travaux effectués sur l’appareil. Pour le colonel Camille Mitchodjèhoun, l’acquisition de l’aéronef date d’avant le régime du changement. Ce régime a donc bien voulu, sur l’engagement personnel du Chef de l’Etat, dynamiser un secteur qui n’est pas encore ancré dans la culture béninoise. Cette option du Président Boni Yayi se justifie du fait des caractéristiques même de l’appareil. Selon l’officier pilote, le Boeing 727 – 200 est très recherché pour sa solidité et sa robustesse. C’est un avion qui peut supporter de longues immobilisations. Il est équipé de trois moteurs de type JT8D-98, de plusieurs systèmes qui permettent de programmer entièrement les vols, d’être instruit en cas de vol à très basse altitude, et qui permettent aux  avions en l’altitude, de se voir et de s’éviter automatiquement.

Avion présidentiel ou militaire ?
Toujours selon le colonel, l’aéronef a une autre caractéristique, et peut – être particulier, c’est son immatriculation. Il a une immatriculation militaire, qui fait de lui dans le fond, un aéronef des forces aériennes, affrété aux autorités. On comprend dès lors les travaux qui y sont effectués pour qu’il serve d’avion VIP. Il est donc respectivement passé aux étapes de la maintenance ayant permis sa transformation en VIP, à la maintenance d’entretien périodique voulue et exigée par le constructeur. C’est ainsi, qu’il ne faut pas être surpris de le voir subir, une fois rentré au bercail, un autre service bulletin.
Le Boeing 727 – 200 est actuellement en très bonne forme, a précisé le conférencier. Sa maintenance, depuis 2006 à ce jour, a coûté environ 4 milliards de  francs cfa. L’avion peut voler sur de hautes altitudes et atterrir sans faute à Paris. Il peut même atteindre les USA, après quelques escales.
En conclusion, l’aéronef des forces aériennes affrété aux autorités sera au Bénin si les derniers décaissements se font à temps. Ce qu’avait notifié votre quotidien dans sa parution du mardi 08 juin dernier.

Vadim QUIRIN
Journal NOUVELLE EXPRESSION 10/06/10

Publicité

Publié dans Politique nationale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article