Le Changement :Ce régime qui fait souffrir !
Le peuple béninois a connu en avril 2006, l’accession à la Marina du régime du Changement conduit par le président Boni Yayi. Cette prise de pouvoir de celui qui était à l’époque considéré comme le messie de toute une nation a reçu un écho favorable dans tous les coins du pays. Mais à moins d’un an de la fin de son mandat, ce système semble s’être transformé en un regroupement de sadiques qui plongent la nation dans une spirale de scandale et de souffrance.
La cohorte d’hommes politiques expédiés aux commandes des affaires publiques depuis avril 2006, manquent depuis toujours d’initiatives d’intérêt public. Le régime du Changement entretenu et protégé par le président Boni Yayi met les populations dans une série d’interrogations et de méfiance. Tous les moyens ont été utilisés par les griots du régime pour prouver au peuple qu’il avait opéré le mauvais choix politique de son histoire. C’est sous ce régime que les scandales se sont succédé avec des milliers de personnes déprimées. Le Changement n’a fait que conduire le pays à l’abattoir et ses hommes se plaisent à ne rien se reprocher. Pour les partisans de la mouvance présidentielle, le coupable de toutes les souffrances du pays sont les autres. Ils ont tous oublié que l’ignorance est l’ennemi numéro1 des Béninois. Et que ces populations même des coins les plus éloignés du pays ont compris que ce régime est le berceau de toutes leurs peines.
En quatre ans, les Béninois semblent avoir perdu la joie de vivre dans une patrie qui auparavant constituait leur fierté. Plus d’hésitation dans la désignation du coupable et de l’instigateur de tous ces errements qui font de plus en plus la triste réputation du pays à l’étranger. Chaque matin, le Bénin est peint en noir et considéré comme un nouveau terrain hostile à la bonne gouvernance où les populations sont désillusionnées. Il y a dans ce régime un psychisme qui oblige ses ténors à ne pas se corriger. Les derniers événements comme l’inertie du gouvernement face à la montée record des eaux dans les villes du pays, l’affaire Pierre Urbain Dangnivo et les problèmes quotidiens d’insécurité sont des exemples qui font frémir les hommes grands d’esprit. La bande politique certifiée Cauris est dans une zone rouge qui risque de détruire son disque et de mettre un terme à son existence. Le Changement pourrait être envoyé dans la poubelle très bientôt à cause des discours pas du tout indiqués de ses thuriféraires.
Jean HOUESSOU
Journal 24 HEURES AU BENIN 29/09/10