Opération du recensement porte-à-porte : Séjour troublant à Cotonou de 5000 musulmans venus du Nigéria (Les frontières du Bénin à surveiller)
Le séjour la semaine dernière à Cotonou de milliers de musulmans venus du Nigéria n’est pas passé inaperçu. Faut-il voir un lien entre le début de l’opération dit de recensement porte-à-porte qui à lieu en ce moment et cette arrivée massive d’étrangers suspects ? Eléments de réponses dans cette analyse doublée d’enquête.
Qui a dit que le Béninois est aveugle et insensible à tout ce qui se passe autour de lui ou devant tout évènement extraordinaire ? Du mercredi 21 au dimanche 25 avril dernier, les Cotonois ont curieusement observé la présence sur leurs terres et plus précisément du côté de la mosquée Oumi Wassilath encore appelée mosquée centrale d’Akpakpa (Fifadji Houto ou au niveau du quartier Jak non loin de l’hôtel Alédjo à Cotonou, derrière la Sobebra), la présence massive d’environ 5000 musulmans venus du Nigeria. Si toutes ses personnes portaient des badges sur lesquelles on pouvait lire Shams –Ud Deen Al Islamia POBOX 140 Tel 08822080360 Add-Odo Ogun State, elles se distinguaient par des tenues de prières blanches ou noires ainsi que par le port de voile intégral. Ce n’est pas tout. Très nombreux, ceux-ci avaient pris d’assaut et la mosquée, les rues et ruelles environnantes. Interrogés, de nombreux Béninois musulmans ont affirmé que la venue à Cotonou de ces milliers de musulmans leur est inconnue dans la mesure où selon eux, « leur lieu de résidence » ou tout simplement Cotonou n’est pas un centre de pèlerinage ou de rassemblement de fidèles venus de l’étranger. Autre interrogation.C’est l’étrange coïncidence entre le début du recensement porte-à-porte démarré au Bénin le mercredi dernier avec en ce moment, l’arrivée de ce groupe important qui selon d’autres sources, s’est livré durant son séjour à Cotonou à des séances de prières à Gbogbanou, Dantokpa, etc. Une chose qui semble apporter de l’eau au moulin de ceux qui parlent de réalisation d’une Lépi transparente et donc de risques de fraudes. Mais, lorsqu’on sait que depuis hier les 5000 musulmans ont quitté par petits groupes Cotonou et le Bénin à destination du Nigéria via Igolo, les interrogations des Béninois sont quelque peu fondées dans la mesure où rien n’indique que ces visiteurs louches sont tous partis chez eux ou bien certains d’entre eux n’auraient pu tenter de se faire enregistrer à défaut de se fondre dans la nature au Bénin en attendant de se faire recenser plus tard en bonne et due forme.
Dans tous les cas, même si toutes ces indications ou hypothèses sont à confirmer ou infirmer, il serait bon que le ministère de l’intérieur, garant des frontières ou des questions migratoires et pourquoi pas le cadre de concertation des religions essaient si possible de fournir aux Béninois, des éléments de réponses sur ces 5000 musulmans venus du Nigéria la semaine dernière. Du moment où le séjour de ces derniers était troublant et est intervenu en un moment très important des phases de réalisation de la contreversée Lépi.
Pour éviter des situations du genre à l’avenir, il urge au Bénin de revoir la politique des frontières afin que la présidentielle de 2011 se tienne dans un climat de sérénité et non de méfiance par la faute d’étrangers fraudeurs ou se baladant dangereusement dans le pays dans l’optique de pouvoir se faire recenser ou se faire délivrer une carte d’électeur.
Affaire à suivre.
Journal 24 HEURES AU BENIN 26/04/10